
Carapaz s’impose en solitaire, le Tour entre virus et polémiques avant l’Alpe d’Huez
Richard Carapaz a décroché sa deuxième victoire d’étape sur le Tour, alors que les favoris se réservent pour le double rendez-vous de l’Alpe d’Huez et que les contrôles antidopage nocturnes suscitent la controverse.
Richard Carapaz a offert une démonstration de panache sur les pentes d’Orcières-Merlette, jeudi 23 juillet, en s’adjugeant la 18e étape du Tour de France. Échappé avec un groupe de six coureurs, l’Équatorien de l’équipe EF Education a placé une attaque décisive à 3,5 kilomètres de l’arrivée pour s’imposer en solitaire avec 45 secondes d’avance sur le Suisse Mauro Schmid et l’Américain Matteo Jorgenson. Ce succès, le deuxième de sa carrière dans la Grande Boucle après celui de Superdévoluy en 2024, revêt une dimension particulière pour le champion olympique de Tokyo, qui a dédié cette victoire à sa famille après une saison marquée par le deuil.
Derrière, le peloton des favoris a choisi la neutralité. Tadej Pogacar (UAE Emirates) conserve son maillot jaune avec 4 minutes 32 secondes d’avance sur Remco Evenepoel, tandis que le Mexicain Isaac del Toro, troisième à 6 minutes 51, et le Français Paul Seixas, quatrième à 7 minutes 11, n’ont pas cherché à se découvrir. Cette prudence s’explique en partie par les difficultés sanitaires qui frappent la formation émiratie : l’Américain Brandon McNulty a abandonné en cours d’étape, victime de symptômes grippaux, et le Britannique Adam Yates, affaibli par une gastro-entérite, a terminé loin des meilleurs. La presse française et allemande a largement relayé ces inquiétudes, certains médias évoquant un « virus du Tour » qui n’épargne pas les équipiers du leader.
En marge de la course, la polémique sur les contrôles antidopage nocturnes a continué d’enfler. Le Slovène Matej Mohoric a dénoncé, dans des propos rapportés par la presse italienne, une « question d’argent » et une inégalité de traitement, affirmant que « tout le monde sait que [les contrôleurs] ne sont pas allés chez le Français en tête du classement à 5 heures du matin ». Ces accusations font écho aux tests subis par Pogacar et Jonas Vingegaard, réveillés en pleine nuit, et à la chute du Danois, contraint à l’abandon sur fracture de la clavicule. Si l’Agence internationale de tests (ITA) justifie ces opérations par la nécessité de contrôles inopinés pour l’efficacité du passeport biologique, plusieurs coureurs et une partie de la presse scandinave estiment que ces perturbations nuisent à la récupération et à la sécurité des athlètes.
Le Tour aborde désormais deux étapes décisives vers l’Alpe d’Huez, ce vendredi et samedi, où les 21 lacets mythiques pourraient redistribuer les cartes du podium. Paul Seixas, qui découvrira cette ascension en compétition, a confié au Figaro espérer « ne pas tomber avec les spectateurs », tant la foule y est dense et parfois imprudente. La bataille pour la troisième place entre Del Toro et le prodige français, séparés de vingt secondes, s’annonce intense, tandis que Pogacar devra composer avec un effectif amoindri par la maladie. La double confrontation alpine promet de sceller le classement général avant l’arrivée dominicale à Paris.
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Carapaz montre sa classe et Del Toro confirme ses promesses, le cyclisme latino-américain est en plein essor.
En mettant en avant les réalisations individuelles latino-américaines, le récit crée un sentiment de fierté régionale et de succès collectif.
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Carapaz s'offre un succès de prestige, les favoris se neutralisent avant l'Alpe d'Huez.
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Carapaz remporte une victoire émouvante, Pogacar reste aux commandes.
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