
Bangladesh : un budget porteur d'espoirs mais semé d'embûches pour la Bourse et l'investissement
Entre promesses de stabilité pour attirer les capitaux et défis de mise en œuvre, le budget 2026-2027 suscite espoirs et réserves au Bangladesh.
Le projet de budget pour l'exercice 2026-2027, présenté par le gouvernement bangladais, suscite des réactions contrastées. D'un côté, la Bourse de Dhaka (DSE) y voit un signal fort pour restaurer la confiance des investisseurs et améliorer la gouvernance du marché financier. Son président, Mominul Islam, a salué l'attention portée par les autorités aux propositions des acteurs du secteur, y voyant une preuve de l'engagement gouvernemental en faveur d'un environnement propice aux affaires. De l'autre, le chef d'une faction du Parti national, Anisul Islam Mahmud, qualifie ce budget de « budget de déficit et de dépendance à l'endettement », soulignant la faiblesse des recettes fiscales et les risques d'une mise en œuvre difficile dans un contexte économique tendu.
Parallèlement, le gouvernement multiplie les initiatives pour attirer les investissements étrangers. Lors d'une conférence intitulée « Feuille de route pour le commerce, la croissance et la diplomatie économique », le ministre des Affaires étrangères, Khalilur Rahman, a réaffirmé la volonté de Dhaka de se positionner comme une destination stable, prévisible et ouverte, malgré les incertitudes mondiales et les défis internes. Cette stratégie s'inscrit dans les trois objectifs fixés par le Premier ministre : stabilité, réforme et développement. L'accent mis sur la diplomatie économique vise à rassurer les partenaires internationaux et à drainer des capitaux indispensables à la croissance.
Au-delà des frontières du Bangladesh, la question des investissements verts et de l'emploi se pose avec acuité. En Suède, un débat similaire agite la scène politique : la transition écologique, bien que cruciale, peine à se concrétiser faute de financements suffisants. Pourtant, des voix s'élèvent pour souligner que des investissements massifs dans les infrastructures durables, notamment ferroviaires, pourraient à la fois répondre à l'urgence climatique et réduire le chômage, particulièrement élevé chez les jeunes. Ce parallèle illustre un dilemme commun à de nombreux pays : comment concilier ambitions environnementales, impératifs budgétaires et création d'emplois ?
En définitive, le budget bangladais cristallise les espoirs d'une relance économique par les marchés financiers et l'investissement étranger, mais bute sur des obstacles structurels. La réussite de cette feuille de route dépendra de la capacité du gouvernement à mettre en œuvre les réformes annoncées, à élargir l'assiette fiscale et à maintenir un climat de confiance. L'expérience suédoise rappelle que les promesses de transition, aussi séduisantes soient-elles, ne sauraient se substituer à une exécution rigoureuse et à un financement pérenne.
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The budget's policies are hailed as a major confidence booster for the capital market. The Dhaka Stock Exchange praises the government for considering stakeholders' proposals, expecting improved governance and investor trust. However, some political figures caution that implementation remains a challenge despite the budget's promising outlook.
The focus is on attracting investments through favorable ecosystems and green transitions. Italian and Swedish voices emphasize the need to channel savings into industrial projects and use green investments to tackle unemployment. The tone is pragmatic, highlighting opportunities rather than specific budget policies.
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