
Trump évoque un accord «facile» avec l’Iran tout en excluant tout investissement américain
Au sommet du G7 en France, le président américain a détaillé les contours d’un accord nucléaire avec Téhéran, suscitant autant d’espoirs que d’interrogations chez les alliés.
Réuni à Évian-les-Bains, en France, pour le sommet du G7, le président américain Donald Trump a livré mardi une série de déclarations contrastées sur l’accord en cours avec l’Iran, en marge d’un entretien bilatéral avec l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani. Il a annoncé que les négociations entraient dans une «deuxième phase», qu’il a qualifiée de «plus facile» que la première, tout en insistant sur le fait que les États-Unis «n’investiront pas un centime» en Iran. Ce paradoxe – un accord sans engagement financier américain – serait résolu par un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars alimenté par les États du Golfe, selon des responsables cités par la presse arabophone. M. Trump a par ailleurs menacé Téhéran d’un «enfer» si le régime cherchait à se doter de l’arme nucléaire, et a révélé que Washington avait «détruit un site contenant de la poussière nucléaire» en Iran.
Les médias iraniens ont mis l’accent sur un aveu inédit du président américain : les tentatives de changement de régime en Iran «ont existé mais ont échoué». Ils relèvent que M. Trump a salué une direction «rationnelle» à Téhéran, tout en affirmant que l’élimination de nombreux hauts responsables iraniens équivalait «de facto à un changement de régime». La presse persane souligne également une bourde géographique du locataire de la Maison Blanche, qui a évoqué une frontière terrestre entre l’Iran et le Qatar – les deux pays ne partagent qu’une frontière maritime – et une déclaration selon laquelle «sans moi, Israël n’existerait pas». Ces propos sont intervenus alors que Téhéran rappelle régulièrement la fatwa de l’ayatollah Khamenei interdisant l’arme atomique et les conclusions de l’AIEA sur le caractère pacifique de son programme nucléaire.
Du côté des capitales arabes, l’heure est à la valorisation du rôle de médiation joué par Doha. L’émir du Qatar a estimé que le partenariat commercial avec Washington pourrait dépasser mille milliards de dollars, et a jugé l’accord américano-iranien «très important», tout en appelant à en parachever les détails. Les sources arabes précisent que la deuxième phase des pourparlers portera sur des discussions techniques concernant le programme nucléaire iranien, les mesures d’allègement financier pour Téhéran et la réouverture du détroit d’Ormuz. M. Trump a qualifié l’accord de «juste et bon», et a assuré que l’Iran «n’aura jamais l’arme nucléaire» sous ce régime. Il a toutefois décrit la guerre au Liban comme un «petit conflit» et a laissé entendre que Benyamin Netanyahou devait désormais «assumer ses responsabilités» vis-à-vis de ce dossier.
Pour les chancelleries européennes, réunies au G7, ces annonces soulèvent autant d’attentes que de perplexité. La promesse de ne pas injecter d’argent américain en Iran vise à rassurer des alliés inquiets de voir Téhéran bénéficier de fonds occidentaux, mais le flou persiste sur les mécanismes de financement par les monarchies du Golfe. La volonté affichée de Washington de «prendre possession» de l’uranium enrichi iranien ajoute une dimension technique sensible. Enfin, la rhétorique trumpienne, mêlant menaces apocalyptiques et éloges d’une «direction intelligente» à Téhéran, illustre la fragilité d’un processus qui entend stabiliser le Moyen-Orient tout en excluant l’Iran du bénéfice direct des investissements. La suite dépendra largement de la capacité du Qatar à maintenir un canal de confiance entre des parties qui continuent de se toiser par déclarations interposées.
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Le président américain, qualifié de dirigeant terroriste, a avoué que les tentatives de renverser le gouvernement iranien ont échoué. Alors qu'il parle d'un accord équitable et exclut tout investissement américain, Téhéran réaffirme que ses activités nucléaires sont pacifiques, comme l'ont confirmé les inspecteurs internationaux et un édit religieux.
Depuis le sommet du G7, le président américain a délivré une série de messages, soulignant que l'objectif principal de l'accord nucléaire est d'empêcher l'Iran d'acquérir une bombe. Il a loué la direction actuelle de Téhéran comme rationnelle et avisée, tout en avertissant que toute tentative de militarisation déclencherait des conséquences catastrophiques.
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