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Technologielundi 22 juin 2026

Amazon lâche le biopic d’Altman, Google mise sur A24 : les géants de la tech recomposent Hollywood

Tandis qu’Amazon abandonne la distribution d’un film jugé peu flatteur sur Sam Altman, Google investit 75 millions de dollars dans le studio A24 pour développer des outils d’IA, suscitant l’inquiétude des cinéastes.

Le retrait soudain d’Amazon de la distribution de « Artificial », biopic centré sur la crise de gouvernance d’OpenAI en novembre 2023, a ouvert une période d’incertitude pour ce projet porté par le réalisateur Luca Guadagnino. Selon la presse économique et spécialisée américaine, le géant du commerce en ligne, dirigé par Jeff Bezos – un proche de Sam Altman –, a justifié sa décision par la conviction que le film serait « mieux servi par un autre studio ». Cette volte-face intervient quelques mois après qu’Amazon a annoncé un investissement de près de 50 milliards de dollars dans OpenAI, en plus d’un accord de cloud computing de 38 milliards. Netflix et Focus Features auraient également décliné le projet, décrit comme une comédie dramatique peu flatteuse pour Altman et présentant Ilya Sutskever, l’un des administrateurs à l’origine de son éviction, en héros du récit. Le scénario, signé Simon Rich, avait déjà été écarté par Warner Bros et Paramount, jugé « terne ».

Dans le même temps, Google a annoncé un investissement de 75 millions de dollars dans le studio indépendant A24, connu pour des succès comme « Everything Everywhere All At Once » et « Backrooms ». Cet apport, le premier d’un géant technologique au capital d’une société de production cinématographique, s’inscrit dans un partenariat de recherche avec DeepMind, la division d’intelligence artificielle de Google. L’accord, non exclusif et pluriannuel, vise à développer des outils d’IA pour « de nouveaux flux de travail et techniques » au service des cinéastes, sans que Google n’accède à la bibliothèque de contenus d’A24 pour entraîner ses modèles. A24 Labs, la cellule interne du studio, travaillait déjà sur une application de génération automatique de story-boards.

L’initiative a provoqué une levée de boucliers dans les milieux du cinéma indépendant américain et européen. L’actrice et réalisatrice Justine Bateman a qualifié l’accord de « décevant », rappelant le succès récent d’A24 avec un film farouchement anti-IA. Sur les réseaux sociaux, de nombreux professionnels et spectateurs ont accusé le studio de trahir les cinéastes qui ont fait sa réputation, craignant que les outils développés ne servent à altérer les œuvres contre la volonté de leurs auteurs. Cette controverse s’inscrit dans un climat plus large de défiance : plusieurs studios ont engagé des poursuites pour violation présumée de droits d’auteur par des systèmes d’IA générative, et des figures comme Martin Scorsese ont été critiquées pour leur collaboration avec des start-up du secteur.

La coïncidence de ces deux mouvements place A24, désormais adossé à Google, parmi les repreneurs potentiels de « Artificial » évoqués par la presse hollywoodienne, aux côtés de Neon et Mubi. Un tel scénario confierait à un studio lié à un concurrent direct d’OpenAI la distribution d’un film critique envers Altman, illustrant la manière dont les rivalités de la Silicon Valley irriguent désormais les circuits de financement et de diffusion du cinéma. Les prochaines étapes à surveiller sont l’annonce du distributeur qui prendra le risque de sortir le film – avec les conséquences en termes de sortie en salles ou sur plateformes – et la présentation concrète des premiers outils issus du partenariat Google-A24, qui déterminera si l’industrie y voit une assistance technique ou une menace existentielle pour la création.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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48%
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Presse atlantique / anglosphèrePresse latino-américaine
Presse atlantique / anglosphère/ Progressiste
IndignationScepticisme

L'accord entre Google et A24 a suscité de vives critiques de la part des cinéastes et des fans, qui le qualifient de 'décevant' et craignent que l'arrivée de l'IA dans le cinéma ne compromette l'intégrité artistique. L'investissement de 75 millions de dollars est perçu comme une étape vers la commercialisation de technologies qui pourraient menacer le travail créatif.

Presse latino-américaine/ Marché
PragmatismeDétachement

Google DeepMind et le studio A24 ont annoncé un partenariat de recherche visant à aider les artistes à développer de nouveaux flux de travail et techniques. L'accord, décrit comme une collaboration approfondie sur plusieurs projets, n'implique pas l'utilisation des contenus d'A24 pour l'entraînement des modèles.

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lundi 22 juin 2026

Amazon lâche le biopic d’Altman, Google mise sur A24 : les géants de la tech recomposent Hollywood

Tandis qu’Amazon abandonne la distribution d’un film jugé peu flatteur sur Sam Altman, Google investit 75 millions de dollars dans le studio A24 pour développer des outils d’IA, suscitant l’inquiétude des cinéastes.

Le retrait soudain d’Amazon de la distribution de « Artificial », biopic centré sur la crise de gouvernance d’OpenAI en novembre 2023, a ouvert une période d’incertitude pour ce projet porté par le réalisateur Luca Guadagnino. Selon la presse économique et spécialisée américaine, le géant du commerce en ligne, dirigé par Jeff Bezos – un proche de Sam Altman –, a justifié sa décision par la conviction que le film serait « mieux servi par un autre studio ». Cette volte-face intervient quelques mois après qu’Amazon a annoncé un investissement de près de 50 milliards de dollars dans OpenAI, en plus d’un accord de cloud computing de 38 milliards. Netflix et Focus Features auraient également décliné le projet, décrit comme une comédie dramatique peu flatteuse pour Altman et présentant Ilya Sutskever, l’un des administrateurs à l’origine de son éviction, en héros du récit. Le scénario, signé Simon Rich, avait déjà été écarté par Warner Bros et Paramount, jugé « terne ».

Dans le même temps, Google a annoncé un investissement de 75 millions de dollars dans le studio indépendant A24, connu pour des succès comme « Everything Everywhere All At Once » et « Backrooms ». Cet apport, le premier d’un géant technologique au capital d’une société de production cinématographique, s’inscrit dans un partenariat de recherche avec DeepMind, la division d’intelligence artificielle de Google. L’accord, non exclusif et pluriannuel, vise à développer des outils d’IA pour « de nouveaux flux de travail et techniques » au service des cinéastes, sans que Google n’accède à la bibliothèque de contenus d’A24 pour entraîner ses modèles. A24 Labs, la cellule interne du studio, travaillait déjà sur une application de génération automatique de story-boards.

L’initiative a provoqué une levée de boucliers dans les milieux du cinéma indépendant américain et européen. L’actrice et réalisatrice Justine Bateman a qualifié l’accord de « décevant », rappelant le succès récent d’A24 avec un film farouchement anti-IA. Sur les réseaux sociaux, de nombreux professionnels et spectateurs ont accusé le studio de trahir les cinéastes qui ont fait sa réputation, craignant que les outils développés ne servent à altérer les œuvres contre la volonté de leurs auteurs. Cette controverse s’inscrit dans un climat plus large de défiance : plusieurs studios ont engagé des poursuites pour violation présumée de droits d’auteur par des systèmes d’IA générative, et des figures comme Martin Scorsese ont été critiquées pour leur collaboration avec des start-up du secteur.

La coïncidence de ces deux mouvements place A24, désormais adossé à Google, parmi les repreneurs potentiels de « Artificial » évoqués par la presse hollywoodienne, aux côtés de Neon et Mubi. Un tel scénario confierait à un studio lié à un concurrent direct d’OpenAI la distribution d’un film critique envers Altman, illustrant la manière dont les rivalités de la Silicon Valley irriguent désormais les circuits de financement et de diffusion du cinéma. Les prochaines étapes à surveiller sont l’annonce du distributeur qui prendra le risque de sortir le film – avec les conséquences en termes de sortie en salles ou sur plateformes – et la présentation concrète des premiers outils issus du partenariat Google-A24, qui déterminera si l’industrie y voit une assistance technique ou une menace existentielle pour la création.

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IndignationScepticisme

L'accord entre Google et A24 a suscité de vives critiques de la part des cinéastes et des fans, qui le qualifient de 'décevant' et craignent que l'arrivée de l'IA dans le cinéma ne compromette l'intégrité artistique. L'investissement de 75 millions de dollars est perçu comme une étape vers la commercialisation de technologies qui pourraient menacer le travail créatif.

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PragmatismeDétachement

Google DeepMind et le studio A24 ont annoncé un partenariat de recherche visant à aider les artistes à développer de nouveaux flux de travail et techniques. L'accord, décrit comme une collaboration approfondie sur plusieurs projets, n'implique pas l'utilisation des contenus d'A24 pour l'entraînement des modèles.

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