
Algérie-Autriche : le « tout pour la victoire » de Petkovic face aux critiques et aux calculs
À la veille d’un match décisif pour la qualification en huitièmes de finale du Mondial 2026, le sélectionneur algérien écarte toute spéculation et exige de ses joueurs qu’ils prennent leur destin en main.
« Nous n’attendrons pas les résultats des autres. » La formule, martelée par le sélectionneur Vladimir Petkovic lors de la conférence de presse d’avant-match à Kansas City, donne le ton d’une rencontre où l’Algérie joue sa survie dans le Groupe J. Avec trois points chacun, Algériens et Autrichiens s’affrontent ce samedi soir pour la deuxième place qualificative directe, derrière une Argentine déjà assurée de la première place. Un nul pourrait suffire aux hommes de Ralf Rangnick, mieux lotis à la différence de buts, mais le technicien bosnien refuse d’envisager autre chose qu’un succès.
La pression qui entoure les Fennecs ne vient pas seulement du terrain. Depuis plusieurs jours, une partie de la presse algérienne et d’anciens internationaux ont multiplié les remises en cause, allant jusqu’à dénoncer des « campagnes systématiques » visant, selon le quotidien Echorouk, à « déstabiliser le groupe ». Petkovic, lui, balaie ces critiques d’un revers de main, assurant qu’elles n’ont « pas affecté la concentration » de ses joueurs. Il préfère insister sur la montée en puissance de son équipe, qui a su dominer la Jordanie (2-1) après une défaite inaugurale face à l’Argentine (0-3) où, de son point de vue, « seul Lionel Messi a fait la différence ».
En face, l’Autriche se présente avec un état d’esprit tout aussi conquérant. Ralf Rangnick, dont l’équipe s’est inclinée contre l’Albiceleste, a appelé ses joueurs à « plus de courage et d’agressivité offensive dès le coup d’envoi ». Le retour du défenseur Stefan Posch, qui a joué avec une fracture de la mâchoire face à l’Argentine, illustre la détermination d’un collectif bâti sur un pressing intense. Côté algérien, l’absence probable de l’attaquant Mohamed Amoura, pas totalement remis, obligera Petkovic à repenser ses solutions offensives, tandis que le retour de Ramy Bensebaini en défense est confirmé.
Au-delà de l’enjeu immédiat, le match revêt une dimension symbolique pour le football africain. Petkovic a salué le parcours des sélections du continent dans ce tournoi, estimant qu’elles « prouvent année après année leur capacité à rivaliser avec les grandes nations ». Une qualification algérienne viendrait renforcer ce constat, dans un Mondial où les surprises se sont multipliées dès le premier tour. Le technicien compte aussi sur le soutien de la diaspora à Kansas City pour transformer le Arrowhead Stadium en un « facteur important ».
L’équation est simple : une victoire envoie l’Algérie en huitièmes de finale, un match nul ou une défaite l’élimine presque à coup sûr. Pour un pays qui n’a plus franchi le premier tour depuis 2014, l’heure n’est plus aux calculs mais à l’audace. Comme le résume Petkovic, « nous devons mériter notre qualification, et pour cela, il faut gagner ».
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Le sélectionneur algérien prône une concentration totale sur la victoire face à l'Autriche, refusant tout calcul extérieur. Une partie de la presse vole au secours de l'équipe, dénonçant une campagne de critiques jugées malveillantes et destinées à déstabiliser le groupe avant le match décisif.
Le sélectionneur algérien écarte toute idée de plan pour éviter l'Espagne au prochain tour, qualifiant ces spéculations de non pertinentes. La seule voie vers la qualification, répète-t-il, est de la mériter sur le terrain face à l'Autriche.
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