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Justice & Droitsamedi 20 juin 2026

L'épouse de Pedro Sánchez mise en examen pour corruption et privée de passeport

Le juge d’instruction madrilène renvoie en procès Begoña Gómez, soupçonnée de trafic d’influence et de corruption, et lui confisque son passeport en invoquant un risque de fuite.

Le juge d’instruction madrilène Juan Carlos Peinado a ordonné, samedi 20 juin, le renvoi en procès de Begoña Gómez, épouse du président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez, pour trafic d’influence, corruption en affaires, appropriation indue et malversation de fonds publics. Il lui a simultanément retiré son passeport, interdit de quitter le territoire national et imposé de comparaître devant un tribunal deux fois par mois, invoquant un risque de fuite. Dans son ordonnance de 84 pages, le magistrat va jusqu’à estimer que les agents de la sécurité de l’État chargés de sa protection « pourraient, de leur propre initiative ou sur ordre de leurs supérieurs hiérarchiques, collaborer à faciliter cette fuite ». La même décision frappe Cristina Álvarez, conseillère de Gómez au palais de la Moncloa, et l’entrepreneur Juan Carlos Barrabés, poursuivi pour trafic d’influence et corruption.

Les réactions politiques ont été immédiates. Le gouvernement espagnol et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) dénoncent une « persécution judiciaire et politique », une décision « excessive et disproportionnée » qui, selon des sources de la Moncloa, « répond uniquement à des motifs politiques ». La ministre de la Justice, Félix Bolaños, a parlé d’un « jour funeste pour la justice ». À l’opposé, le Parti populaire (PP) a exigé des élections anticipées, son secrétaire général, Miguel Tellado, accusant Sánchez d’avoir « transformé la Moncloa en repaire de délinquants et l’exécutif en organisation criminelle ». Les syndicats de police, notamment Jupol et le Syndicat unifié de la police (SUP), ont qualifié les allégations du juge d’« authentique barbarie » et exigé une rectification, le ministre de l’Intérieur annonçant avoir adressé une plainte au Conseil général du pouvoir judiciaire.

L’instruction, ouverte en avril 2024, trouve son origine dans une plainte du syndicat Manos Limpias, proche de l’extrême droite, et porte sur la création d’une chaire universitaire à l’Université Complutense de Madrid, codirigée par Mme Gómez. Le juge estime qu’elle a utilisé sa position d’épouse du chef de l’exécutif pour favoriser sa carrière professionnelle et que sa conseillère aurait mis des ressources publiques au service d’intérêts privés. Ce volet s’inscrit dans une série d’affaires qui fragilisent le gouvernement de coalition minoritaire de Sánchez : son frère David Sánchez est poursuivi pour emploi public fictif, son ancien ministre des Transports José Luis Ábalos est jugé pour corruption dans des marchés de masques durant la pandémie, et l’ex-premier ministre socialiste José Luis Rodríguez Zapatero est visé par une enquête pour trafic d’influence lié au sauvetage de la compagnie aérienne Plus Ultra.

Sur le plan procédural, le parquet anticorruption et les avocats de la défense s’étaient opposés aux mesures conservatoires, demandant au contraire l’archivage du dossier, estimant les indices insuffisants. L’« accusation populaire » – une spécificité du droit espagnol permettant à des acteurs privés de se constituer partie civile – portée par l’association ultraconservatrice HazteOír, a au contraire réclamé ces mesures, que le juge a finalement adoptées. La défense a annoncé son intention de faire appel, une possibilité que le magistrat a toutefois restreinte en précisant que le renvoi en procès n’était pas suspensif. Aucune date n’a encore été fixée pour le procès, qui se tiendra devant un jury populaire et qui promet d’alimenter une polarisation politique déjà vive dans une Espagne où les appels à des élections anticipées se multiplient.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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ScepticismeVictimisation

La procédure judiciaire contre l'épouse du chef du gouvernement espagnol s'accélère avec le renvoi en procès et des mesures conservatoires strictes. La Moncloa dénonce une persécution politique, tandis que la presse relève des incohérences et des zones d'ombre dans l'enquête pour corruption.

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DétachementPragmatisme

Un tribunal madrilène a interdit à l'épouse du chef du gouvernement espagnol de quitter le territoire et lui a ordonné de se présenter deux fois par mois devant la justice, dans l'attente de son procès pour corruption. Les mesures conservatoires incluent la confiscation du passeport, sans date de procès encore fixée.

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samedi 20 juin 2026

L'épouse de Pedro Sánchez mise en examen pour corruption et privée de passeport

Le juge d’instruction madrilène renvoie en procès Begoña Gómez, soupçonnée de trafic d’influence et de corruption, et lui confisque son passeport en invoquant un risque de fuite.

Le juge d’instruction madrilène Juan Carlos Peinado a ordonné, samedi 20 juin, le renvoi en procès de Begoña Gómez, épouse du président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez, pour trafic d’influence, corruption en affaires, appropriation indue et malversation de fonds publics. Il lui a simultanément retiré son passeport, interdit de quitter le territoire national et imposé de comparaître devant un tribunal deux fois par mois, invoquant un risque de fuite. Dans son ordonnance de 84 pages, le magistrat va jusqu’à estimer que les agents de la sécurité de l’État chargés de sa protection « pourraient, de leur propre initiative ou sur ordre de leurs supérieurs hiérarchiques, collaborer à faciliter cette fuite ». La même décision frappe Cristina Álvarez, conseillère de Gómez au palais de la Moncloa, et l’entrepreneur Juan Carlos Barrabés, poursuivi pour trafic d’influence et corruption.

Les réactions politiques ont été immédiates. Le gouvernement espagnol et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) dénoncent une « persécution judiciaire et politique », une décision « excessive et disproportionnée » qui, selon des sources de la Moncloa, « répond uniquement à des motifs politiques ». La ministre de la Justice, Félix Bolaños, a parlé d’un « jour funeste pour la justice ». À l’opposé, le Parti populaire (PP) a exigé des élections anticipées, son secrétaire général, Miguel Tellado, accusant Sánchez d’avoir « transformé la Moncloa en repaire de délinquants et l’exécutif en organisation criminelle ». Les syndicats de police, notamment Jupol et le Syndicat unifié de la police (SUP), ont qualifié les allégations du juge d’« authentique barbarie » et exigé une rectification, le ministre de l’Intérieur annonçant avoir adressé une plainte au Conseil général du pouvoir judiciaire.

L’instruction, ouverte en avril 2024, trouve son origine dans une plainte du syndicat Manos Limpias, proche de l’extrême droite, et porte sur la création d’une chaire universitaire à l’Université Complutense de Madrid, codirigée par Mme Gómez. Le juge estime qu’elle a utilisé sa position d’épouse du chef de l’exécutif pour favoriser sa carrière professionnelle et que sa conseillère aurait mis des ressources publiques au service d’intérêts privés. Ce volet s’inscrit dans une série d’affaires qui fragilisent le gouvernement de coalition minoritaire de Sánchez : son frère David Sánchez est poursuivi pour emploi public fictif, son ancien ministre des Transports José Luis Ábalos est jugé pour corruption dans des marchés de masques durant la pandémie, et l’ex-premier ministre socialiste José Luis Rodríguez Zapatero est visé par une enquête pour trafic d’influence lié au sauvetage de la compagnie aérienne Plus Ultra.

Sur le plan procédural, le parquet anticorruption et les avocats de la défense s’étaient opposés aux mesures conservatoires, demandant au contraire l’archivage du dossier, estimant les indices insuffisants. L’« accusation populaire » – une spécificité du droit espagnol permettant à des acteurs privés de se constituer partie civile – portée par l’association ultraconservatrice HazteOír, a au contraire réclamé ces mesures, que le juge a finalement adoptées. La défense a annoncé son intention de faire appel, une possibilité que le magistrat a toutefois restreinte en précisant que le renvoi en procès n’était pas suspensif. Aucune date n’a encore été fixée pour le procès, qui se tiendra devant un jury populaire et qui promet d’alimenter une polarisation politique déjà vive dans une Espagne où les appels à des élections anticipées se multiplient.

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La procédure judiciaire contre l'épouse du chef du gouvernement espagnol s'accélère avec le renvoi en procès et des mesures conservatoires strictes. La Moncloa dénonce une persécution politique, tandis que la presse relève des incohérences et des zones d'ombre dans l'enquête pour corruption.

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Un tribunal madrilène a interdit à l'épouse du chef du gouvernement espagnol de quitter le territoire et lui a ordonné de se présenter deux fois par mois devant la justice, dans l'attente de son procès pour corruption. Les mesures conservatoires incluent la confiscation du passeport, sans date de procès encore fixée.

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