
Accord de paix États-Unis-Iran : le dollar chute, le pétrole plonge et les marchés asiatiques s’envolent
Un mémorandum d’entente préliminaire, qui prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz et une trêve incluant le Liban, a provoqué un net regain d’appétit pour le risque sur les places financières mondiales.
L’annonce d’un cadre de paix préliminaire entre les États-Unis et l’Iran a provoqué une onde de choc sur les marchés mondiaux ce lundi 15 juin. Le dollar est tombé à son plus bas niveau en dix jours face à un panier de devises de référence, tandis que les cours du pétrole s’effondraient et que les Bourses asiatiques s’envolaient. Selon les termes de ce mémorandum d’entente, qui doit être officiellement signé vendredi en Suisse, Washington lèverait le blocus imposé aux ports iraniens et rouvrirait le détroit d’Ormuz, artère vitale par où transite environ un cinquième de l’approvisionnement pétrolier mondial. Le président Trump a lui-même donné le ton sur son réseau Truth Social : « Navires du monde, démarrez vos moteurs. Laissez couler le pétrole ! » Ce revirement mettrait fin à un conflit armé déclenché en mars dernier, qui avait retiré du marché quelque 20 millions de barils par jour et alimenté une flambée des prix de l’énergie.
Dans les grandes places asiatiques, l’indice Hang Seng et les marchés de Tokyo et Shanghai ont enregistré des hausses marquées, les investisseurs saluant la perspective d’une normalisation des flux énergétiques. Au Moyen-Orient, la presse libanaise souligne que l’appétit pour le risque a brutalement supplanté la prudence, les capitaux délaissant les valeurs refuges au profit d’actifs plus rémunérateurs. Les observateurs israéliens, quant à eux, relèvent un paradoxe : l’accord de paix, loin de renforcer le billet vert, l’a affaibli, car la détente géopolitique et la chute du brut réduisent la demande de dollar comme bouclier contre l’incertitude. La trêve inclurait le Liban, ce qui laisse entendre que le conflit avait débordé sur le front du Hezbollah et qu’une désescalade régionale plus large se dessine.
Les marchés émergents et les économies importatrices de pétrole ont immédiatement bénéficié de ce reflux. Au Brésil, le dollar reculait de 0,35 % face au real, s’établissant à 5,0443 réaux, tandis que l’indice Ibovespa s’apprêtait à ouvrir en hausse. Le baril de Brent, référence internationale, perdait plus de 5 % pour tomber sous les 84 dollars, un niveau qui n’avait plus été observé depuis le début des hostilités. Cette décrue offre un ballon d’oxygène aux pays africains et européens fortement dépendants des importations d’hydrocarbures, où la flambée des coûts énergétiques alimentait une inflation persistante. La monnaie unique européenne, mise sous pression par la crise énergétique, s’est raffermie face au dollar dès les premières cotations.
Reste que la prudence n’a pas déserté les salles de marchés. Le mémorandum ne constitue qu’un cadre, et le sort du programme nucléaire iranien a été renvoyé à des négociations ultérieures, laissant planer le risque de futures tensions. Les analystes, de Tokyo à São Paulo, préviennent que l’euphorie actuelle pourrait se retourner si la signature de vendredi ne livre pas d’engagements concrets. Néanmoins, la réouverture effective du détroit d’Ormuz et la levée du blocus naval, si elles se confirment, lèveraient un goulet d’étranglement majeur pour le commerce mondial, stabiliseraient les chaînes d’approvisionnement et atténueraient les pressions inflationnistes qui pèsent sur les économies du Sud global. Les prochains jours diront si cette percée diplomatique peut se muer en un soulagement durable.
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Le dollar est tombé à son plus bas niveau en dix jours après que Washington et Téhéran se sont mis d'accord sur un cadre de paix, faisant chuter les prix du pétrole et stimulant l'appétit pour le risque. Le mémorandum doit être signé vendredi en Suisse, mais la prudence demeure sur les détails non réglés, comme l'avenir du programme nucléaire iranien.
Le dollar s'est affaibli à un plus bas de dix jours, apportant un soulagement aux marchés financiers après l'annonce d'un accord de paix préliminaire entre les États-Unis et l'Iran. Les prix du pétrole ont baissé et les investisseurs se sont tournés vers des actifs plus risqués ; la signature officielle est attendue vendredi en Suisse, mais le contenu exact reste inconnu.
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