
Trump fustige Netanyahu après une frappe israélienne sur Beyrouth qui menace l’accord avec l’Iran
Alors qu’un mémorandum d’entente américano-iranien semblait imminent, un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth a provoqué la colère de Donald Trump et ravivé les tensions régionales.
La journée du dimanche 14 juin devait marquer un tournant diplomatique majeur, mais elle a viré à la crise ouverte entre Washington et son allié israélien. Aux premières heures, l’aviation israélienne a frappé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, tuant trois personnes en représailles à des tirs de projectiles sur le nord d’Israël qui n’avaient fait aucune victime. La réaction de Donald Trump a été immédiate et cinglante. Sur son réseau Truth Social, puis dans des entretiens avec Axios et Fox News, le président américain a jugé que cette attaque « n’aurait jamais dû se produire », surtout en ce jour si proche d’un accord de paix avec l’Iran. Selon la presse américaine, il a admonesté Benyamin Netanyahu en des termes d’une rare virulence, allant jusqu’à remettre en cause son jugement, et a affirmé que la signature du mémorandum d’entente, prévue pour son quatre-vingtième anniversaire, n’était retardée que de quelques heures.
Du côté iranien, le négociateur en chef a immédiatement dénoncé une frappe qui, selon lui, témoigne soit d’une absence de volonté américaine, soit d’une volonté délibérée de torpiller les pourparlers. Téhéran, qui n’avait jamais confirmé de calendrier précis, conditionne tout cessez-le-feu à l’inclusion du front libanais dans l’accord-cadre. Les grandes lignes du texte, révélées par l’agence Mehr, prévoient une levée du blocus du détroit d’Ormuz et un processus de paix élargi au Liban, sous une médiation où le Pakistan aurait joué un rôle discret mais déterminant. La presse européenne, notamment italienne et espagnole, souligne le paradoxe d’un accord négocié loin des capitales traditionnelles, dont la cérémonie de signature en présentiel pourrait se tenir quelque part en Europe d’ici une semaine.
Les médias israéliens, citant une source militaire, affirment que Washington avait été prévenu de l’opération imminente, ce qui n’a pas empêché la fureur présidentielle. Trump a exigé qu’Israël s’abstienne de toute nouvelle attaque au Liban, tout en appelant le Hezbollah et l’Iran à ne pas riposter, résumant sa pensée par un « Let’s not blow it! » – ne gâchons pas cette chance. La presse latino-américaine et francophone y voit un moment de vérité pour la relation américano-israélienne, déjà mise à l’épreuve par des mois de guerre régionale. L’attaque israélienne, qualifiée de disproportionnée par Trump lui-même, a exposé au grand jour les divergences stratégiques entre la Maison-Blanche et le gouvernement Netanyahou.
À l’heure où les chaînes arabes et persanes relaient en boucle les déclarations contradictoires, l’avenir immédiat de la région oscille entre l’espoir d’une « paix longue et belle » et le risque d’un embrasement supplémentaire. La capacité de l’administration Trump à imposer une désescalade à son allié comme à ses adversaires déterminera si ce dimanche sanglant restera une parenthèse ou le prélude à un échec diplomatique aux conséquences incalculables pour le Liban, l’Iran et l’ensemble du Moyen-Orient.
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La frappe imprudente d'Israël sur Beyrouth a failli compromettre un accord de paix historique qui n'était plus qu'à quelques heures. Le président Trump a condamné à juste titre cette attaque et a demandé à l'Iran de ne pas riposter, reconnaissant que la provocation était insignifiante. Téhéran reste attaché à la voie diplomatique, mais prévient que de telles violations ne sauraient être tolérées indéfiniment.
Trump a explosé de colère contre Netanyahu après que des avions israéliens ont bombardé Beyrouth, lui demandant apparemment 'Qu'est-ce que tu fous ?' une heure avant la signature prévue de l'accord américano-iranien. La frappe a retardé la cérémonie de quelques heures, mais Trump insiste sur le fait que l'accord sera signé le jour de son 80e anniversaire. Cette rupture dramatique a plongé dans le chaos la poussée de paix soigneusement orchestrée.
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