
Washington impose des durées de séjour limitées aux étudiants et journalistes étrangers
La nouvelle réglementation du DHS met fin au statut de « durée de présence » et fixe des plafonds de quatre ans pour les étudiants et de 240 jours pour les journalistes, suscitant l’opposition des milieux universitaires et médiatiques.
Le Département de la sécurité intérieure (DHS) des États-Unis a publié, le 16 juillet 2026, une règle définitive qui met fin au système dit de « durée du statut » (duration of status) pour les titulaires de visas F (étudiants), J (échanges culturels) et I (médias). Désormais, les étudiants et les participants à des programmes d’échange seront admis pour une période maximale de quatre ans, tandis que les journalistes étrangers verront leur séjour limité à 240 jours, renouvelables. Les ressortissants chinois, à l’exception de ceux de Hong Kong et de Macao, se voient imposer un plafond de 90 jours. La mesure, qui entrera en vigueur soixante jours après sa publication au Journal officiel, reste soumise à l’examen du Congrès, dominé par les républicains.
Pour justifier cette réforme, le DHS avance la nécessité de lutter contre les abus et de renforcer la sécurité nationale. Son secrétaire, Markwayne Mullin, a dénoncé les « étudiants perpétuels » qui, selon lui, s’inscrivaient indéfiniment à des cours pour éviter de quitter le territoire. L’administration fait état d’une forte hausse des admissions dans ces catégories : plus de 1,8 million d’entrées avec un visa étudiant en 2024, en progression de 11 % sur un an, ainsi que 500 000 visiteurs d’échange et 37 300 professionnels des médias. Le DHS estime que l’ancien système, en vigueur depuis la fin des années 1970, entravait sa capacité de surveillance.
Les milieux universitaires américains ont vivement réagi. L’Association des éducateurs internationaux (NAFSA) qualifie la règle de « malavisée et inutile », estimant qu’elle introduit incertitude et bureaucratie dans un dispositif qui fonctionnait. L’Alliance des présidents pour l’enseignement supérieur et l’immigration prévient que cette mesure affaiblit la capacité des universités à attirer les meilleurs talents, d’autant que de nombreux doctorats et résidences médicales dépassent quatre ans. Du côté des médias, une centaine d’organisations internationales, dont l’AFP, ont signé une lettre ouverte affirmant que la limitation à 240 jours « réduirait la quantité et la qualité de la couverture » de l’actualité américaine. Reporters sans frontières dénonce une « violation directe » de la liberté de la presse et craint un effet dissuasif sur les journalistes, contraints de solliciter des renouvellements fréquents. L’ambassade du Japon avait plaidé pour des périodes d’admission de deux à cinq ans, sans succès.
Cette réforme s’inscrit dans un vaste resserrement de la politique migratoire mené par l’administration Trump depuis janvier 2025, marqué par la révocation de milliers de visas étudiants et la suspension de financements fédéraux pour la recherche. Les universités font déjà état d’une baisse des inscriptions internationales. Selon les données officielles, les étudiants étrangers ont pourtant contribué à hauteur de plus de 50 milliards de dollars à l’économie américaine en 2023. La règle réduit par ailleurs de 60 à 30 jours le délai de grâce après la fin des études et restreint les changements de programme pour les étudiants de troisième cycle. Pour les journalistes chinois, le plafond de 90 jours ravive les tensions entre Washington et Pékin, qui avait déjà qualifié la proposition de discriminatoire. La règle, proposée en août 2025 et finalisée sans modification majeure malgré 22 000 commentaires publics, reprend un projet avorté du premier mandat Trump, abandonné par l’administration Biden. Elle devrait entrer en vigueur à la mi-septembre, sauf blocage improbable du Congrès.
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
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| Presse indienne et sud-asiatique | −0.50 | critical |
Le gouvernement américain modifie les règles de visa, introduisant des délais fixes pour les étudiants et journalistes étrangers.
La nouvelle est présentée comme un fait administratif, sans attribuer de responsabilité ni de conséquences, normalisant le changement.
Aucune mention des effets spécifiques sur certaines nationalités ni des critiques des associations étudiantes.
Les États-Unis durcissent le régime des visas pour les journalistes et étudiants étrangers, introduisant des limites de séjour.
L'utilisation des termes 'durcir' et 'restrictions' crée une impression d'hostilité, sans mentionner les motivations officielles de sécurité.
Il ne rapporte pas que la mesure a été proposée par le Département de la Sécurité intérieure et qu'elle est encore en cours d'examen.
Les États-Unis frappent les étudiants indiens avec de nouvelles restrictions de visa, mettant en danger leur séjour légal.
Il met l'accent sur l'impact négatif sur la communauté indienne, utilisant des données numériques et des scénarios de risque pour susciter empathie et critique.
Il ne mentionne pas que la règle s'applique à tous les étudiants internationaux, pas seulement aux Indiens, ni qu'il existe des exceptions pour les programmes plus courts.
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