
Washington impose 25 % de droits de douane au Brésil, Brasilia écarte les représailles
La surtaxe américaine, entrée en vigueur le 22 juillet, touche environ 18 % des exportations brésiliennes, tandis que le gouvernement Lula privilégie le soutien aux entreprises et la négociation.
Une nouvelle taxe américaine de 25 % sur une large gamme de produits brésiliens est entrée en vigueur ce mercredi 22 juillet, affectant selon les estimations entre 7 et 11 milliards de dollars d’exportations, soit environ 18 % des ventes du Brésil vers les États-Unis. La mesure, issue d’une enquête menée au titre de la Section 301 de la loi commerciale américaine de 1974, cible notamment les machines industrielles, l’éthanol, le sucre, le bois, les chaussures et certains produits chimiques. En sont exemptés le café, la viande bovine, le jus d’orange, le pétrole brut et les pièces aéronautiques, des produits jugés essentiels pour le marché intérieur américain.
L’administration Trump justifie cette surtaxe par des pratiques commerciales qu’elle qualifie de « déloyales », pointant le système de paiement instantané Pix, les restrictions d’accès au marché de l’éthanol, la régulation des grandes plateformes numériques, la lutte contre la corruption et la déforestation illégale. Les autorités brésiliennes rejettent ces arguments, y voyant une décision à motivation politique. Des analystes à Washington et à São Paulo soulignent que le Brésil devient le premier pays visé par cette stratégie de reconstruction tarifaire, après que la Cour suprême américaine a invalidé en février le recours aux pouvoirs d’urgence pour imposer des droits de douane généralisés.
Face à ce que le gouvernement de Luiz Inácio Lula da Silva a qualifié de « marco lastimável », la réponse de Brasilia se veut mesurée. Le vice-président Geraldo Alckmin a écarté l’idée de représailles, évoquant le risque d’un « œil pour œil » qui rendrait les deux pays « aveugles ». La priorité affichée est double : activer des lignes de crédit d’urgence – le plan Brasil Soberano III mobilise 18,5 milliards de reais (environ 3,4 milliards d’euros) pour les secteurs touchés – et accélérer la diversification des exportations, notamment vers l’Union européenne, l’Asie du Sud-Est et l’Asie centrale. Le Congrès brésilien a toutefois rappelé que la Loi de réciprocité, adoptée à l’unanimité en 2025, reste un instrument disponible.
Cette séquence s’inscrit dans un mouvement plus large de réorganisation de la politique commerciale américaine. Washington prépare une nouvelle salve de droits de douane, de 10 % à 12,5 %, visant une soixantaine de partenaires accusés de ne pas lutter suffisamment contre le travail forcé dans leurs chaînes d’approvisionnement. Pour le Brésil, cette surtaxe additionnelle pourrait s’ajouter aux 25 % déjà en vigueur, portant le prélèvement total à 37,5 %. L’annonce est attendue dans les prochains jours, alors qu’expire le 24 juillet une taxe temporaire de 10 % imposée par la Maison Blanche après son revers judiciaire. La perspective d’une escalade tarifaire pèse sur la campagne présidentielle brésilienne d’octobre, où le dossier commercial avec les États-Unis s’impose comme un thème de confrontation entre le camp de Lula et celui de l’ancien président Jair Bolsonaro, allié de Donald Trump.
| Presse latino-américaine | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
| Presse russe et CEI | +0.10 | neutral |
Brazil reacts with caution but does not bow. The 25% tariff is unfair and based on pretexts. The government studies reciprocity but without haste.
The Brazilian press builds a victim narrative by highlighting US accusations as unfounded while emphasizing the government's moderation, creating an image of a responsible country that does not give in to provocation.
Brazilian coverage omits the broader context of Trump's tariffs against other countries, which would reduce the perception that Brazil is a unique and unfair target.
Le Brésil cherche des négociations, évitant les représailles. Le tarif américain est un fait, mais les exemptions limitent les dégâts. La guerre commerciale mondiale continue.
Distanciation neutre : présenter les faits sans prendre parti, rendant l'histoire apparemment objective et équilibrée.
La couverture omet les contre-arguments du Brésil contre les accusations américaines, comme la distorsion des questions des big tech et les allégations de travail forcé, qui montreraient la position défensive du Brésil.
Le Brésil cherche des négociations, évitant les représailles. Le tarif américain est un fait, mais les exemptions limitent les dégâts. La guerre commerciale mondiale continue.
Distanciation neutre : présenter les faits sans prendre parti, rendant l'histoire apparemment objective et équilibrée.
La couverture omet les contre-arguments du Brésil contre les accusations américaines, comme la distorsion des questions des big tech et les allégations de travail forcé, qui montreraient la position défensive du Brésil.
Le Brésil fait preuve de sagesse en refusant l'escalade. La diplomatie l'emporte. Le principe 'œil pour œil' mène à la cécité.
Sagesse diplomatique : présenter la retenue du Brésil comme un choix moral et stratégique, faisant appel au bon sens et à l'évitement de l'escalade.
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