
Un cratère australien de 3 milliards d’années devient le plus vieil impact connu sur Terre
Des chercheurs de Perth confirment l’âge du dôme de North Pole, repoussant de 750 millions d’années le record précédent, tandis que les Bootides de juin rappellent l’exposition continue de la planète aux débris célestes.
La structure d’impact de North Pole Dome, dans la région de Pilbara en Australie-Occidentale, a été datée de 3 milliards d’années par une équipe de l’Université Curtin, ce qui en fait le plus ancien cratère d’astéroïde identifié sur Terre. Publiée dans la revue Geology, cette estimation repousse de 750 millions d’années le précédent record, détenu par le cratère de Yarrabubba, également situé en Australie-Occidentale. Elle offre une fenêtre rare sur l’éon archéen, une période où les premiers continents émergeaient et où la vie microbienne faisait son apparition sous forme de stromatolites.
La datation repose sur deux horloges minérales indépendantes. La première exploite des cristaux de zircon aux formes squelettiques ramifiées, interprétés comme des grains recristallisés sous la chaleur intense de l’impact. La seconde analyse l’apatite, un phosphate de calcium précipité à partir des fluides chauds ayant circulé dans les roches fracturées. La concordance des deux méthodes constitue, selon les termes d’un géochimiste de l’Université Macquarie non impliqué dans l’étude, une « preuve irréfutable ». Toutefois, un chercheur de l’Université Harvard conteste cette lecture : il souligne la présence de cônes de percussion dans des roches voisines datées de 2,77 milliards d’années, ce qui impliquerait un impact plus récent, et suggère que les minéraux datés pourraient témoigner d’un simple épisode hydrothermal sans lien avec une collision cosmique.
Cette découverte s’inscrit dans une lecture plus large du bombardement météoritique terrestre. Une étude menée par les universités de Manchester et de l’Imperial College de Londres estime qu’environ 17 000 météorites atteignent chaque année la surface du globe, la plupart se désintégrant en poussière imperceptible. Les plus gros fragments retrouvés – Hoba en Namibie, Ahnighito au Groenland, Gancedo en Argentine ou Bacubirito au Mexique – rappellent que les chutes d’objets célestes ont jalonné l’histoire de la planète bien au-delà du célèbre impact de Chicxulub.
Ce flux continu trouve un écho contemporain avec l’essaim des Bootides de juin, dont le pic d’activité est attendu autour du 27 juin. Issu des débris du comète 7P/Pons-Winnecke, ce phénomène est réputé pour son irrégularité : d’ordinaire quasi imperceptible, il a produit des sursauts spectaculaires en 1998 et 2004, avec jusqu’à 100 météores par heure. Les organisations astronomiques européennes, comme l’International Meteor Organization, soulignent qu’aucune prévision de tempête n’existe pour cette année, mais que l’observation reste recommandée dans l’hémisphère Nord, en s’éloignant des sources de lumière artificielle. Le radiant, situé dans la constellation du Bouvier, sera le point de repère d’un ciel qui, de l’Australie archéenne aux nuits de juin, continue de porter les traces d’une histoire cosmique encore en débat.
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Des scientifiques ont confirmé qu'un cratère dans la région de Pilbara, en Australie-Occidentale, est le plus ancien site d'impact d'astéroïde connu, datant de 3 milliards d'années. La découverte a été rendue possible par des techniques avancées de datation minérale qui ont révélé une 'horloge minérale' laissée par l'impact. Malgré cette confirmation, certains chercheurs restent sceptiques et des études supplémentaires sont nécessaires pour résoudre les inexactitudes restantes.
Des milliers de météorites frappent la Terre chaque année, souvent sans que personne ne s'en aperçoive. Certaines sont si petites qu'elles se transforment en poussière, tandis que d'autres survivent au voyage à travers l'atmosphère. Pendant ce temps, la pluie de météores imprévisible des Bootides de juin pourrait offrir un spectacle céleste époustouflant cette semaine, avec des traînées lentes et brillantes idéales pour l'observation à l'œil nu.
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