
Trump officialise l’alliance Apple-Intel pour rapatrier la production de puces aux États-Unis
L’annonce, qui confirme des négociations préliminaires révélées en mai, vise à réduire la dépendance d’Apple envers le taïwanais TSMC et relance les ambitions de souveraineté technologique de Washington.
L’irruption du président américain sur son réseau Truth Social a suffi à électriser les marchés : Donald Trump a affirmé jeudi qu’Apple avait accepté de travailler avec Intel pour concevoir et fabriquer ses puces sur le sol américain. Dans la foulée, l’action Intel s’est envolée de près de 10 % lors des échanges avant-Bourse sur le Nasdaq, avant de se stabiliser autour de 8 %, un bond spectaculaire pour un titre qui avait déjà gagné plus de 460 % en douze mois. La presse économique russe et les médias arabes ont largement relayé cette flambée, y voyant la confirmation d’un changement de paradigme pour le champion américain des semi-conducteurs, longtemps distancé par ses rivaux asiatiques.
L’annonce présidentielle ne surgit pas du néant. Dès le mois de mai, le Wall Street Journal avait révélé l’existence d’un accord préliminaire entre les deux groupes, au terme de plus d’un an de négociations discrètes. Pour Apple, l’enjeu est stratégique : le géant californien cherche à diversifier une chaîne d’approvisionnement aujourd’hui ultra-dépendante du taïwanais TSMC, dont les lignes de production avancées sont saturées par la demande explosive des concepteurs de puces d’intelligence artificielle, Nvidia et AMD en tête. En parallèle, le gouvernement fédéral a pris une participation de 10 % dans Intel en 2025, convertissant 8,9 milliards de dollars de subventions non versées du Chips Act en actions, comme l’ont rappelé des médias brésiliens et russes. Trump a d’ailleurs lié cette opération à d’autres partenariats impliquant Nvidia et la société Terrafab d’Elon Musk, dessinant les contours d’un écosystème national de fonderie.
Cette relocalisation s’inscrit dans une géopolitique des puces de plus en plus affirmée. En critiquant ses prédécesseurs qui auraient « laissé Taïwan et d’autres pays s’emparer de nos usines de semi-conducteurs », Trump assume une logique de souveraineté industrielle visant à réduire la vulnérabilité américaine face aux tensions sino-taïwanaises. La presse arabophone a particulièrement souligné cette rhétorique de reconquête. Pour les Européens, qui déploient leur propre Chips Act, l’interventionnisme américain rappelle que la compétition pour la maîtrise des nœuds technologiques avancés est aussi une affaire d’État. Les économies francophones, du Canada à l’Afrique, observent ces recompositions avec attention, tant elles pourraient redessiner les flux mondiaux de composants électroniques.
Ni Apple ni Intel n’ont pour l’heure commenté officiellement la déclaration de Trump, et l’accord demeure au stade préliminaire. S’il se concrétise, il pourrait marquer un tournant dans l’industrie des semi-conducteurs, en offrant à Intel une occasion de redevenir un fondeur de premier plan face à l’hégémonie de TSMC. Reste à savoir si l’entreprise, malgré le soutien public, parviendra à rivaliser sur les technologies de gravure les plus fines, condition indispensable pour séduire durablement un client aussi exigeant qu’Apple. Une chose est sûre : la Maison-Blanche a fait du silicium un terrain d’affirmation de sa puissance.
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Trump affirme qu'Apple et Intel vont collaborer pour concevoir et fabriquer des puces aux États-Unis, mais les entreprises n'ont pas commenté. L'annonce fait suite à des informations de presse sur des négociations de plus d'un an, et les marchés attendent une confirmation officielle.
Les actions Intel ont bondi de près de 10 % après que Trump a annoncé un partenariat avec Apple pour la production de puces aux États-Unis. Le président a déclaré avoir aidé Intel, dont l'État détient 10 %, et qu'Apple rejoint Nvidia et Terafab d'Elon Musk comme partenaires.
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