
Trump menace de frapper Pickaxe Mountain, site nucléaire iranien réputé imprenable
Le président américain a désigné le complexe souterrain de Kuh-e Kolang Gaz La comme cible prioritaire, suscitant une mise en garde iranienne et ravivant les craintes d'une escalade incontrôlée.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a menacé le 13 juillet de frapper le site de « Pickaxe Mountain » (Kuh-e Kolang Gaz La, ou « montagne de la pioche » en persan), un complexe souterrain fortifié situé à proximité de l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz, dans le centre de l'Iran. Cette déclaration intervient alors que les forces américaines mènent, pour la troisième nuit consécutive, des frappes contre des cibles iraniennes, officiellement en représailles à des attaques contre des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, que Téhéran a déclaré « fermé » le week-end précédent. Selon des responsables américains, l'objectif est de dégrader les capacités iraniennes à menacer la liberté de navigation dans cette voie maritime stratégique.
Selon des analystes occidentaux et des rapports de l'Institute for Science and International Security (ISIS) de Washington, le site de Pickaxe Mountain, creusé depuis 2020 dans le granit des monts Zagros, abriterait deux complexes de tunnels à une profondeur pouvant atteindre 600 mètres, les mettant hors de portée des bombes anti-bunker massives américaines (Massive Ordnance Penetrator). Téhéran a informé l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) que l'installation était destinée à l'assemblage de centrifugeuses, mais n'a jamais autorisé d'inspection. Les services de renseignement occidentaux soupçonnent qu'elle pourrait servir à l'enrichissement clandestin d'uranium ou au stockage de matières hautement enrichies, une hypothèse que les autorités iraniennes qualifient de « fausse ». Des images satellite récentes, analysées par l'ISIS, montrent une reprise des travaux de construction et de consolidation des entrées, en violation, selon cet institut, du mémorandum d'entente américano-iranien qui imposait le gel des activités nucléaires sensibles.
En réaction, une source sécuritaire iranienne de haut rang a averti, dans des propos rapportés par CNN, que toute attaque entraînerait une « réponse dévastatrice » dont « le prix sera payé par les soldats américains et leurs partenaires régionaux ». Téhéran lie désormais directement le sort du site à la situation dans le détroit d'Ormuz, affirmant que les frappes américaines ne modifieront en rien ses « arrangements » concernant ce point de passage par lequel transite une part significative du commerce pétrolier mondial. Parallèlement, le président Trump a évoqué la possibilité d'un accord de paix, tout en affirmant que l'Iran avait refusé une proposition deux jours plus tôt, exigeant davantage de négociations.
La menace sur Pickaxe Mountain cristallise les contradictions de la pression maximale américaine. Alors que Washington dispose, selon le président, de moyens de surveillance spatiale ne montrant « aucune activité » sur le site, la profondeur des tunnels rend improbable une destruction par des moyens conventionnels, ce qui, d'après plusieurs experts militaires cités par la presse américaine, nécessiterait l'introduction d'explosifs à l'intérieur même du complexe. L'AIEA, toujours privée d'accès, ne peut vérifier la nature réelle des activités. Le dossier reste dans l'impasse, et la perspective d'une frappe, évoquée par Donald Trump comme imminente, maintient la région dans l'expectative d'une escalade aux conséquences potentiellement régionales.
| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
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| Presse du Golfe arabe | −0.20 | neutral |
| Presse européenne continentale | 0.00 | neutral |
India observes Trump's threat as a technical-military fact, without alarmism. The US president speaks of a 'nice big fat shot' and Space Force keeps an eye on the site. There is no room for the Iranian reaction.
Credibility is built by reporting only Trump's words and citing Space Force as the guarantor of surveillance, omitting the Iranian response to maintain a detached and reassuring tone.
The Iranian threat of a 'devastating response', present in the Gulf and Latin American blocs, is missing, which would have increased narrative tension.
The Arab Gulf gives voice to the Iranian threat: if Trump attacks, the response will be devastating and will hit US soldiers and regional partners. Iran is presented as determined to retaliate, not as a victim.
Plausibility is reinforced by citing an anonymous but high-level Iranian security source, lending authority to the threat, and using direct language ('devastating response') that creates urgency.
Trump's claim that a peace deal is still possible, present in the European bloc, is missing, which would have softened the confrontation.
Continental Europe describes the ongoing attacks and the context of the nuclear site, reporting both Trump's statements about a possible deal and the Iranian threat. The narrative is balanced and analytical.
Credibility is built through detailed description of the site (depth, location) and citation of multiple sources (Trump, Iranian source), offering an overview that appears objective.
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