
Trump et Zelensky tentent de débloquer le dialogue avec Poutine au sommet du G7
Le président ukrainien propose une rencontre tripartite aux États-Unis pour contraindre le Kremlin à négocier, après le refus de Moscou de participer au sommet d’Évian.
Au premier jour du sommet du G7 à Évian-les-Bains, Donald Trump a affiché un optimisme prudent quant à une possible résolution de la guerre en Ukraine, déclarant avoir eu des « conversations très constructives » avec Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine. Le président américain, accueilli par Emmanuel Macron dans le cadre alpin français, a estimé que les deux dirigeants semblaient « ouverts » à un accord, tout en rappelant le lourd tribut humain du conflit – 25 000 morts par mois, principalement des soldats. Cette déclaration intervient alors que la communauté internationale digère l’accord préliminaire entre Washington et Téhéran, annoncé en marge du sommet, qui suscite à la fois soulagement et inquiétude parmi les alliés européens.
Dans la foulée, le président ukrainien a révélé avoir proposé à Trump une rencontre tripartite sur le sol américain, un format qui, selon lui, rendrait « beaucoup plus difficile à Poutine de refuser, au moins face au président Trump ». Zelensky a confirmé que Moscou avait déjà décliné une invitation à se joindre aux discussions du G7, ainsi que toute autre proposition de dialogue direct. La presse russophone, citant les canaux officiels ukrainiens, rapporte que le Kremlin « ne veut pas » de ces rencontres, tandis que les médias européens soulignent la manœuvre tactique de Kiev : en déplaçant le lieu des négociations aux États-Unis, Zelensky cherche à placer Poutine sous une pression diplomatique inédite, tout en renforçant l’implication personnelle de Trump.
Les réactions internationales reflètent la complexité du moment. Les journaux italiens et espagnols notent que le sommet d’Évian, initialement dominé par le dossier iranien, bascule désormais vers l’Ukraine, avec Macron en position de facilitateur discret. La presse latino-américaine et asiatique voit dans cette proposition une tentative de sortir de l’impasse après quatre ans et demi de guerre, alors que les frappes de drones ukrainiens s’enfoncent toujours plus loin en territoire russe, ciblant raffineries et infrastructures pétrolières. Du côté américain, l’entourage de Trump insiste sur la volonté de « se concentrer » sur ce conflit une fois l’accord iranien finalisé, laissant entrevoir une diplomatie transactionnelle où chaque crise devient un levier.
Reste à savoir si le Kremlin acceptera de se rendre à Washington pour discuter d’un cessez-le-feu. Les analystes européens rappellent que Poutine a toujours refusé de légitimer Zelensky comme interlocuteur direct, et qu’un déplacement aux États-Unis serait perçu comme une concession majeure. Si la Russie décline cette nouvelle offre, Zelensky prévient que « des pressions supplémentaires seront nécessaires », une formule qui, dans le contexte d’un G7 où les alliés mesurent leur dépendance à l’égard de Washington, pourrait annoncer de nouvelles sanctions ou un renforcement de l’aide militaire. L’issue de cette séquence diplomatique dépendra autant de la volonté de Trump d’investir son capital politique que de la capacité des Européens à maintenir un front uni, alors que l’ombre de l’accord avec l’Iran rappelle que les équilibres mondiaux se redessinent à un rythme accéléré.
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Trump a déclaré que Poutine et Zelensky sont ouverts à un accord, mais Zelensky a souligné les refus antérieurs de Poutine et a proposé un sommet aux États-Unis pour rendre un nouveau refus plus difficile. L'optimisme de Trump est accueilli avec prudence, tandis que l'on rappelle les 25 000 pertes mensuelles parmi les soldats.
Zelensky a proposé de rencontrer Poutine aux États-Unis lors d'un appel avec Trump, affirmant qu'un lieu américain rendrait un refus plus difficile pour Poutine. Trump a fait état de conversations positives avec les deux dirigeants.
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