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Sciences & Santémercredi 24 juin 2026

Quand l’été met à l’épreuve la santé des humains et de leurs animaux de compagnie

De nouvelles études et recommandations venues d’Europe, d’Amérique latine et de Russie rappellent que les comportements estivaux, du barbecue aux caresses, comportent des risques souvent sous-estimés.

La saison chaude, synonyme de relâchement des routines, expose à des risques sanitaires dont la perception reste fragmentée. Un oncologue suédois, Robel Malki, rappelle que la consommation d’alcool, même modérée mais quotidienne durant les vacances, est associée à environ 3 à 4 % des cancers en Suède, soit près de 2 000 cas annuels, sans seuil de sécurité identifié. Il pointe également la cuisson au barbecue des viandes rouges et transformées, qui accroît de 15 à 18 % le risque de cancer colorectal, et met en garde contre une confiance excessive dans les crèmes solaires, qui peut conduire à une exposition prolongée. Le bureau russe de l’Organisation mondiale de la santé insiste, de son côté, sur la hausse saisonnière des intoxications alimentaires favorisée par la chaleur et sur la nécessité de renforcer l’hygiène des mains et la protection contre les tiques et les insectes.

Les animaux de compagnie subissent eux aussi les contrecoups de l’été. Des vétérinaires russes décrivent les signes de coup de chaleur chez le chien et le chat — abattement, salivation excessive, refus de manger — et recommandent de maintenir une température ambiante de 20 à 25 °C, de multiplier les points d’eau fraîche et de privilégier une alimentation humide. Au Mexique, l’Université nationale autonome alerte sur les dangers de la saison des pluies : la prolifération de puces et de tiques, les infections bactériennes contractées dans les flaques et le stress provoqué par les orages imposent de sécher soigneusement l’animal, de lui fournir un abri sec et de surveiller tout léchage excessif des pattes. Ce dernier symptôme est justement au cœur des préoccupations nord-américaines : selon l’American Kennel Club, un léchage compulsif peut révéler des allergies, des dermatites ou une hyperkératose, une affection qui rigidifie les coussinets et les fissure.

Au-delà des pathologies, le comportement alimentaire et social des animaux fait l’objet de nouvelles investigations. Une étude belgo-britannique menée auprès de 53 foyers possédant deux chats, publiée dans Applied Animal Behaviour Science, remet en cause l’interprétation classique du toilettage mutuel (allogrooming) comme simple marqueur d’affection. Les chercheurs observent que ce geste peut aussi servir à initier le jeu, à éviter un conflit ou à exprimer une tension passive-agressive, notamment lorsque les postures des félins ne sont pas synchronisées ou que le receveur aplatit les oreilles. Du côté des chiens, une vétérinaire brésilienne, Bruna Isabel Tanabe, explique que la quête insistante de nourriture relève souvent d’un comportement appris ou de l’ennui plutôt que de la faim ; proposer une activité alternative permet de faire la distinction.

Les foyers multiespèces doivent aussi composer avec des chats particulièrement dépendants. Des vétérinaires espagnols, s’appuyant sur les travaux de Carlos Gutiérrez et les guides de Madrid Salud, soulignent que les félins très affectueux, dits « Human cats », exigent plusieurs courtes séances de jeu quotidiennes pour éviter l’anxiété et les conduites destructrices. L’introduction d’un nouvel animal dans ce contexte requiert une progressivité rigoureuse et des ressources séparées. Ces observations, encore au stade de la validation par des études élargies, dessinent une approche intégrée où la vigilance sanitaire et la compréhension des signaux comportementaux se renforcent mutuellement. Le prochain jalon à suivre sera la publication de travaux complémentaires sur les fonctions sociales du toilettage chez le chat, annoncée par l’équipe belgo-britannique.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse latino-américainePresse russe et CEI
Presse latino-américaine
PragmatismePaternalisme

Avec l'arrivée de l'été, les propriétaires d'animaux doivent surveiller des signes comme le léchage excessif des pattes ou les changements d'appétit, qui peuvent indiquer des problèmes de santé. Les chats très affectueux peuvent avoir besoin de plus de jeu et de routines stables pour éviter le stress. Protéger les animaux pendant la saison des pluies est essentiel pour prévenir les maladies.

Presse russe et CEI/ État
PragmatismeDétachement

Pour réduire les risques sanitaires en été, l'OMS recommande de se laver les mains, de respecter les règles de préparation des aliments et de se protéger des piqûres d'insectes et de tiques. Pour les animaux en appartement, il faut fournir de l'eau fraîche, maintenir une température confortable et surveiller les signes de surchauffe, surtout chez les races à poil long, brachycéphales ou âgées.

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mercredi 24 juin 2026

Quand l’été met à l’épreuve la santé des humains et de leurs animaux de compagnie

De nouvelles études et recommandations venues d’Europe, d’Amérique latine et de Russie rappellent que les comportements estivaux, du barbecue aux caresses, comportent des risques souvent sous-estimés.

La saison chaude, synonyme de relâchement des routines, expose à des risques sanitaires dont la perception reste fragmentée. Un oncologue suédois, Robel Malki, rappelle que la consommation d’alcool, même modérée mais quotidienne durant les vacances, est associée à environ 3 à 4 % des cancers en Suède, soit près de 2 000 cas annuels, sans seuil de sécurité identifié. Il pointe également la cuisson au barbecue des viandes rouges et transformées, qui accroît de 15 à 18 % le risque de cancer colorectal, et met en garde contre une confiance excessive dans les crèmes solaires, qui peut conduire à une exposition prolongée. Le bureau russe de l’Organisation mondiale de la santé insiste, de son côté, sur la hausse saisonnière des intoxications alimentaires favorisée par la chaleur et sur la nécessité de renforcer l’hygiène des mains et la protection contre les tiques et les insectes.

Les animaux de compagnie subissent eux aussi les contrecoups de l’été. Des vétérinaires russes décrivent les signes de coup de chaleur chez le chien et le chat — abattement, salivation excessive, refus de manger — et recommandent de maintenir une température ambiante de 20 à 25 °C, de multiplier les points d’eau fraîche et de privilégier une alimentation humide. Au Mexique, l’Université nationale autonome alerte sur les dangers de la saison des pluies : la prolifération de puces et de tiques, les infections bactériennes contractées dans les flaques et le stress provoqué par les orages imposent de sécher soigneusement l’animal, de lui fournir un abri sec et de surveiller tout léchage excessif des pattes. Ce dernier symptôme est justement au cœur des préoccupations nord-américaines : selon l’American Kennel Club, un léchage compulsif peut révéler des allergies, des dermatites ou une hyperkératose, une affection qui rigidifie les coussinets et les fissure.

Au-delà des pathologies, le comportement alimentaire et social des animaux fait l’objet de nouvelles investigations. Une étude belgo-britannique menée auprès de 53 foyers possédant deux chats, publiée dans Applied Animal Behaviour Science, remet en cause l’interprétation classique du toilettage mutuel (allogrooming) comme simple marqueur d’affection. Les chercheurs observent que ce geste peut aussi servir à initier le jeu, à éviter un conflit ou à exprimer une tension passive-agressive, notamment lorsque les postures des félins ne sont pas synchronisées ou que le receveur aplatit les oreilles. Du côté des chiens, une vétérinaire brésilienne, Bruna Isabel Tanabe, explique que la quête insistante de nourriture relève souvent d’un comportement appris ou de l’ennui plutôt que de la faim ; proposer une activité alternative permet de faire la distinction.

Les foyers multiespèces doivent aussi composer avec des chats particulièrement dépendants. Des vétérinaires espagnols, s’appuyant sur les travaux de Carlos Gutiérrez et les guides de Madrid Salud, soulignent que les félins très affectueux, dits « Human cats », exigent plusieurs courtes séances de jeu quotidiennes pour éviter l’anxiété et les conduites destructrices. L’introduction d’un nouvel animal dans ce contexte requiert une progressivité rigoureuse et des ressources séparées. Ces observations, encore au stade de la validation par des études élargies, dessinent une approche intégrée où la vigilance sanitaire et la compréhension des signaux comportementaux se renforcent mutuellement. Le prochain jalon à suivre sera la publication de travaux complémentaires sur les fonctions sociales du toilettage chez le chat, annoncée par l’équipe belgo-britannique.

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PragmatismePaternalisme

Avec l'arrivée de l'été, les propriétaires d'animaux doivent surveiller des signes comme le léchage excessif des pattes ou les changements d'appétit, qui peuvent indiquer des problèmes de santé. Les chats très affectueux peuvent avoir besoin de plus de jeu et de routines stables pour éviter le stress. Protéger les animaux pendant la saison des pluies est essentiel pour prévenir les maladies.

Presse russe et CEI/ État
PragmatismeDétachement

Pour réduire les risques sanitaires en été, l'OMS recommande de se laver les mains, de respecter les règles de préparation des aliments et de se protéger des piqûres d'insectes et de tiques. Pour les animaux en appartement, il faut fournir de l'eau fraîche, maintenir une température confortable et surveiller les signes de surchauffe, surtout chez les races à poil long, brachycéphales ou âgées.

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