
Mondial 2026 : la FIFA efface les étoiles des maillots africains
L’Égypte et le Sénégal ont dû retirer les étoiles de leurs tenues, symboles de leurs sacres continentaux, la FIFA n’admettant que celles remportées en Coupe du monde.
À quelques jours de l’ouverture du Mondial 2026 coorganisé par les États Unis, le Mexique et le Canada, la Fédération internationale de football (FIFA) a imposé à l’Égypte et au Sénégal de modifier leurs maillots. En cause : la présence d’étoiles au-dessus des écussons nationaux, que le règlement réserve exclusivement aux victoires en phase finale de Coupe du monde. Pour les Pharaons, septuples champions d’Afrique, c’est la disparition de sept étoiles, déjà effacées lors de l’édition 2018 ; pour les Lions de la Teranga, c’est l’unique étoile de leur récent sacre continental qui est retirée.
Le tollé est vif dans les capitales africaines. La presse égyptienne et des commentateurs panafricains y voient une négation des parcours glorieux qui émaillent l’histoire du football continental. Le Caire rappelle que ses sept titres en Coupe d’Afrique des nations, record absolu, faisaient la fierté d’un peuple et inspiraient toute une région. Dakar, de son côté, estime que l’étoile retirée symbolisait une génération dorée menée par Sadio Mané. Dans les deux cas, le geste est perçu comme une relégation des triomphes africains au second plan face aux seules références mondiales, presque toutes européennes ou sud‑américaines.
La réglementation, uniformément appliquée, n’est pas nouvelle : elle date du début des années 2000 et avait déjà contraint le Brésil à retirer ses étoiles de champion continental. Mais son application à l’approche d’un tournoi dont la phase de groupes croise l’Égypte avec la Belgique, l’Iran et la Nouvelle–Zélande, et le Sénégal avec la France, la Norvège et l’Irak, ravive les tensions symboliques dans un sport mondialisé où toutes les confédérations jouissent statutairement de la même dignité. En Europe, certains observateurs soulignent le caractère cohérent de la mesure, quand d’autres y lisent un entêtement bureaucratique incapable de reconnaître la diversité des traditions footballistiques.
Au‑delà du symbole, la FIFA a également exigé de l’Égypte qu’elle abandonne le doré des numéros au profit du blanc, pour des raisons de lisibilité télévisuelle et arbitrale. Ce détail technique souligne la prépondérance des diffuseurs et des organisateurs dans la mise en scène du spectacle, alors que le carnet d’audience d’un Mondial s’étend désormais sur trois fuseaux horaires nord‑américains.
Reste à savoir si ces crispations préfigurent une nouvelle géopolitique du maillot. Alors que la FIFA projette d’élargir encore son tournoi à 48 équipes, la question de l’affichage des identités continentales continuera de se poser, entre respect de la règle commune et rejet d’un effacement perçu comme néocolonial. Pour l’heure, Pharaons et Lions rentrent dans l’arène avec des tenues allégées, mais lestées d’un sentiment d’injustice.
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La FIFA a demandé au Sénégal de retirer une étoile de son maillot avant la Coupe du monde 2026. La règle est claire : seuls les titres mondiaux donnent droit à des étoiles. Le Sénégal, qui n’a jamais remporté la Coupe du monde, s’y conformera sans polémique.
L’Égypte, septuple championne d’Afrique, est contrainte de retirer ses sept étoiles du maillot sur ordre de la FIFA. L’instance mondiale ne reconnaît que les sacres mondiaux, ignorant l’histoire continentale. Une décision qui prive les Pharaons de leurs symboles de prestige.
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