
Mondial 2026 : l’Arabie saoudite tient tête à l’Uruguay et relance un groupe H indécis
Le match nul entre Saoudiens et Uruguayens, au lendemain du surprenant partage des points entre l’Espagne et le Cap-Vert, laisse les quatre équipes à égalité après la première journée.
Au Hard Rock Stadium de Miami, l’Arabie saoudite a confirmé que le groupe H serait celui de tous les dangers, arrachant un nul (1-1) face à l’Uruguay quelques heures après le coup de tonnerre provoqué par le Cap-Vert contre l’Espagne. Ce résultat, aussi inattendu que celui enregistré la veille, redistribue entièrement les cartes d’une poule où chaque sélection compte désormais un point, et où aucune hiérarchie ne semble établie.
La rencontre a mis en lumière deux visages radicalement opposés. En première période, les Faucons verts, disciplinés et audacieux, ont surpris la Celeste en ouvrant le score par Abdulelah Al-Amri, opportuniste sur un corner mal négocié par la défense uruguayenne. La presse du Golfe salue unanimement la rigueur tactique des hommes d’Hervé Renard, quand les médias sud-américains pointent la fébrilité initiale d’une équipe pourtant emmenée par Federico Valverde. Après la pause, le sélectionneur Marcelo Bielsa a dû réveiller ses troupes : la domination uruguayenne s’est alors faite écrasante, multipliant les tentatives sans jamais trouver la faille, tant le gardien saoudien Mohammed Al-Owais, auteur de neuf arrêts décisifs, s’est mué en véritable muraille.
L’égalisation tardive de Maxi Araujo, à dix minutes du terme, a sauvé l’Uruguay d’une défaite qui aurait compromis ses ambitions, mais n’a pas dissipé les frustrations. Les observateurs européens, notamment espagnols, relèvent que ce partage des points sert indirectement la Roja, toujours sous le choc de son propre faux pas inaugural. Dans la presse francophone africaine, on souligne la solidité défensive saoudienne, tandis que les médias asiatiques, de Jakarta à Riyad, voient dans cette performance la preuve que les nations émergentes du football peuvent désormais bousculer l’ordre établi.
Au-delà du simple fait de match, ce résultat s’inscrit dans une dynamique plus large. L’Arabie saoudite, qui avait déjà fait sensation en 2022 en battant l’Argentine, future championne, confirme sa montée en puissance sur la scène mondiale. Le capitaine Salem Al-Dawsari a d’ailleurs affiché sa confiance, estimant que ce point constitue « un début prometteur » vers une qualification historique pour les huitièmes de finale. À l’inverse, l’Uruguay, malgré son expérience, devra rapidement retrouver de l’allant offensif s’il veut éviter une élimination précoce.
Le groupe H s’annonce ainsi comme l’un des plus imprévisibles du tournoi. Avec quatre équipes à égalité parfaite, chaque prochaine rencontre prendra des allures de finale. L’Espagne, l’Uruguay, l’Arabie saoudite et le Cap-Vert savent désormais que la moindre erreur pourrait être fatale, et que la qualification se jouera probablement dans les ultimes minutes de la dernière journée.
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Les médias espagnols considèrent ce nul comme un soulagement pour l'Espagne, qui avait trébuché plus tôt. Le but tardif de l'Uruguay a évité une humiliation historique, mais le résultat laisse le Groupe H grand ouvert, les quatre équipes à un point. L'accent est mis sur la manière dont ce résultat aide les chances espagnoles.
Les médias arabes célèbrent la performance résiliente de l'Arabie saoudite face à un Uruguay favori. Les Faucons verts ont fait preuve d'ambition et d'organisation, arrachant un point précieux qui maintient leurs espoirs de huitièmes. Ce nul est présenté comme une confirmation de la stature croissante de l'Arabie saoudite sur la scène mondiale.
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