
Le Maroc écrase le Cap-Vert en amical avant l’ouverture de la CAN féminine 2026
Les Lionnes de l’Atlas, hôtes de la compétition, affichent leurs ambitions continentales et mondiales à la veille d’un tournoi qui servira de qualification pour le Brésil 2027.
À la veille de l’ouverture de la Coupe d’Afrique des nations féminine 2026, le Maroc a adressé un avertissement à ses rivales en écrasant le Cap-Vert (5-0) lors de son ultime match de préparation. Un résultat qui, aux yeux de la presse marocaine, vient couronner un mois de stage intensif et confirmer la confiance affichée par le sélectionneur Jorge Vilda : « Nous avons corrigé nos erreurs et renforcé nos points forts. » Les Lionnes de l’Atlas, finalistes des deux dernières éditions, abordent le tournoi à domicile avec l’objectif assumé de décrocher le titre continental et, surtout, de valider leur billet pour la Coupe du monde 2027 en atteignant le dernier carré.
Mais la compétition, qui sert de qualification au Mondial brésilien, s’annonce disputée. Dans le groupe A, le Maroc devra ferrailler avec le Sénégal, quart-de-finaliste régulier, l’Algérie, qui a éliminé le Cameroun lors des éliminatoires, et le Kenya, de retour après dix ans d’absence. La presse kényane, par la voix de l’ancienne capitaine Ann Aluoch, refuse de jouer les simples figurants : « Nous pouvons même battre le Maroc chez lui », assure celle qui rappelle que les U17 kényanes ont récemment fait tomber leurs homologues marocaines. Les Nigérianes, détentrices du record de dix sacres et tenantes du titre, affichent une détermination sans faille. Toni Payne, milieu de terrain des Super Falcons, évoque sans détour l’obligation de conserver la couronne pour rester « les Géantes d’Afrique ».
Au-delà des déclarations martiales, cette édition 2026 illustre la montée en puissance du football féminin continental. Depuis l’épopée marocaine au Mondial 2023 – un huitième de finale inédit pour un pays arabe – et la finale de la dernière CAN remportée par le Nigeria au bout du suspense face au Maroc (3-2), les investissements se sont accélérés. La professionnalisation des structures, le recours croissant à des joueuses expatriées dans les grands championnats européens et l’appui des fédérations dessinent un paysage plus compétitif. De l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique du Nord, chaque sélection se rêve désormais un destin mondial.
C’est dans ce contexte d’émulation que s’élancera dimanche soir le match d’ouverture entre le Maroc et le Kenya au stade Moulay-El-Hassan de Rabat. Pour les coéquipières de Ghizlane Chebbak, élue meilleure joueuse africaine, il s’agira de concilier la pression de l’hôte et l’élan de tout un peuple. Les quatre demi-finalistes obtiendront un accès direct au Brésil, tandis que deux autres repêchées disputeront des barrages intercontinentaux – un horizon ouvert y compris aux nations moins attendues.
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