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lundi 15 juin 2026

La Cour d’appel britannique confirme l’interdiction de Palestine Action comme groupe terroriste

Le jugement en appel, qui renverse une décision précédente, relance le débat sur la frontière entre action directe et terrorisme dans le contexte du conflit israélo-palestinien.

La Cour d’appel de Londres a validé lundi 15 juin la proscription de Palestine Action comme organisation terroriste, infligeant un revers cinglant aux militants propalestiniens et à la défense des libertés d’expression. Cinq juges, réunis en formation exceptionnelle, ont estimé que la décision du ministère de l’Intérieur, prise en juillet 2025, constituait une ingérence « justifiée et proportionnée » dans les droits individuels. La présidente de la Cour, Sue Carr, a souligné que le groupe ne pouvait être présenté comme une organisation non violente, annulant ainsi le jugement de la Haute Cour qui, en février, avait jugé l’interdiction illégale. À l’extérieur du palais de justice, la tension était palpable : selon la police, 117 personnes ont été arrêtées pour avoir manifesté leur soutien à une entité désormais proscrite, brandissant des pancartes « I support Palestine Action ».

Le parcours de Palestine Action illustre la radicalisation d’une frange de l’activisme propalestinien au Royaume-Uni. Depuis plusieurs années, le groupe ciblait les infrastructures liées à l’industrie de défense israélienne, en particulier les sites d’Elbit Systems, principal fournisseur d’armement de Tsahal. Ses militants s’introduisaient dans des bases militaires et des usines, y commettant des dégradations matérielles que la presse britannique et israélienne qualifient de sabotages. Le gouvernement travailliste de Keir Starmer avait réagi en inscrivant Palestine Action sur la liste des organisations terroristes, aux côtés d’Al-Qaïda et du Hezbollah, une assimilation qui avait suscité l’indignation des défenseurs des droits humains. La cofondatrice Huda Ammori avait alors saisi la justice, obtenant dans un premier temps gain de cause devant la Haute Cour, qui avait vu dans cette interdiction une violation du droit à la protestation.

La presse continentale européenne replace ce feuilleton judiciaire dans un climat britannique de plus en plus polarisé autour de la question palestinienne. Le quotidien italien L’Espresso rapporte qu’au même moment, un « Great Israeli Real Estate Event » proposant à la vente des terrains occupés en Cisjordanie s’est tenu dans une synagogue londonienne, déclenchant une contre-manifestation et quatorze arrestations. Pour les médias français et espagnols, la décision de la Cour d’appel consacre une approche sécuritaire qui assimile la désobéissance civile à une menace terroriste, au risque d’éroder les libertés publiques. La Suède, par la voix d’Aftonbladet, note que l’affaire est considérée comme l’une des plus importantes en matière de sécurité nationale depuis des années.

Au-delà du cas britannique, cette jurisprudence pourrait faire école en Europe, où plusieurs États sont confrontés à des mouvements de désobéissance ciblant les liens militaires avec Israël. La Cour d’appel a explicitement rejeté l’argument selon lequel les actions de Palestine Action relevaient de la non-violence, ouvrant la voie à une requalification plus large des sabotages matériels en actes terroristes. Les soutiens du groupe, dont plus de 3 000 ont déjà été interpellés depuis la proscription, dénoncent une criminalisation du militantisme propalestinien. Reste à savoir si Huda Ammori portera l’affaire devant la Cour suprême, prolongeant un bras de fer qui interroge la capacité des démocraties à distinguer la lutte politique de la violence illégitime.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 2 langues

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TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse israéliennePresse atlantique / anglosphère
Presse israélienne/ Sécurité
TriomphePragmatisme

La Cour d'appel britannique a confirmé à juste titre l'interdiction de Palestine Action, estimant que les actions violentes du groupe contre des entreprises de défense comme Elbit Systems justifient son inscription comme organisation terroriste. L'arrêt annule une décision erronée de la Haute Cour qui avait fait primer la liberté d'expression sur la sécurité, rétablissant une mesure indispensable à la protection des intérêts britanniques et de ses alliés.

Presse atlantique / anglosphère/ Sécurité
DétachementPragmatisme

La Cour d'appel britannique a jugé que l'interdiction de Palestine Action par le gouvernement en vertu des lois antiterroristes était légale, annulant une décision antérieure de la Haute Cour qui avait estimé que cette interdiction restreignait illégalement la liberté d'expression. Le panel a conclu que la proscription établissait un juste équilibre, rejetant l'affirmation du groupe selon laquelle il s'agissait d'un mouvement de désobéissance civile non violent.

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lundi 15 juin 2026

La Cour d’appel britannique confirme l’interdiction de Palestine Action comme groupe terroriste

Le jugement en appel, qui renverse une décision précédente, relance le débat sur la frontière entre action directe et terrorisme dans le contexte du conflit israélo-palestinien.

La Cour d’appel de Londres a validé lundi 15 juin la proscription de Palestine Action comme organisation terroriste, infligeant un revers cinglant aux militants propalestiniens et à la défense des libertés d’expression. Cinq juges, réunis en formation exceptionnelle, ont estimé que la décision du ministère de l’Intérieur, prise en juillet 2025, constituait une ingérence « justifiée et proportionnée » dans les droits individuels. La présidente de la Cour, Sue Carr, a souligné que le groupe ne pouvait être présenté comme une organisation non violente, annulant ainsi le jugement de la Haute Cour qui, en février, avait jugé l’interdiction illégale. À l’extérieur du palais de justice, la tension était palpable : selon la police, 117 personnes ont été arrêtées pour avoir manifesté leur soutien à une entité désormais proscrite, brandissant des pancartes « I support Palestine Action ».

Le parcours de Palestine Action illustre la radicalisation d’une frange de l’activisme propalestinien au Royaume-Uni. Depuis plusieurs années, le groupe ciblait les infrastructures liées à l’industrie de défense israélienne, en particulier les sites d’Elbit Systems, principal fournisseur d’armement de Tsahal. Ses militants s’introduisaient dans des bases militaires et des usines, y commettant des dégradations matérielles que la presse britannique et israélienne qualifient de sabotages. Le gouvernement travailliste de Keir Starmer avait réagi en inscrivant Palestine Action sur la liste des organisations terroristes, aux côtés d’Al-Qaïda et du Hezbollah, une assimilation qui avait suscité l’indignation des défenseurs des droits humains. La cofondatrice Huda Ammori avait alors saisi la justice, obtenant dans un premier temps gain de cause devant la Haute Cour, qui avait vu dans cette interdiction une violation du droit à la protestation.

La presse continentale européenne replace ce feuilleton judiciaire dans un climat britannique de plus en plus polarisé autour de la question palestinienne. Le quotidien italien L’Espresso rapporte qu’au même moment, un « Great Israeli Real Estate Event » proposant à la vente des terrains occupés en Cisjordanie s’est tenu dans une synagogue londonienne, déclenchant une contre-manifestation et quatorze arrestations. Pour les médias français et espagnols, la décision de la Cour d’appel consacre une approche sécuritaire qui assimile la désobéissance civile à une menace terroriste, au risque d’éroder les libertés publiques. La Suède, par la voix d’Aftonbladet, note que l’affaire est considérée comme l’une des plus importantes en matière de sécurité nationale depuis des années.

Au-delà du cas britannique, cette jurisprudence pourrait faire école en Europe, où plusieurs États sont confrontés à des mouvements de désobéissance ciblant les liens militaires avec Israël. La Cour d’appel a explicitement rejeté l’argument selon lequel les actions de Palestine Action relevaient de la non-violence, ouvrant la voie à une requalification plus large des sabotages matériels en actes terroristes. Les soutiens du groupe, dont plus de 3 000 ont déjà été interpellés depuis la proscription, dénoncent une criminalisation du militantisme propalestinien. Reste à savoir si Huda Ammori portera l’affaire devant la Cour suprême, prolongeant un bras de fer qui interroge la capacité des démocraties à distinguer la lutte politique de la violence illégitime.

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TriomphePragmatisme

La Cour d'appel britannique a confirmé à juste titre l'interdiction de Palestine Action, estimant que les actions violentes du groupe contre des entreprises de défense comme Elbit Systems justifient son inscription comme organisation terroriste. L'arrêt annule une décision erronée de la Haute Cour qui avait fait primer la liberté d'expression sur la sécurité, rétablissant une mesure indispensable à la protection des intérêts britanniques et de ses alliés.

Presse atlantique / anglosphère/ Sécurité
DétachementPragmatisme

La Cour d'appel britannique a jugé que l'interdiction de Palestine Action par le gouvernement en vertu des lois antiterroristes était légale, annulant une décision antérieure de la Haute Cour qui avait estimé que cette interdiction restreignait illégalement la liberté d'expression. Le panel a conclu que la proscription établissait un juste équilibre, rejetant l'affirmation du groupe selon laquelle il s'agissait d'un mouvement de désobéissance civile non violent.

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