
Le pétrole franchit les 90 dollars, la guerre Iran-États-Unis s’intensifie dans le détroit d’Ormuz
La neuvième nuit consécutive de frappes américaines et les attaques iraniennes contre des pétroliers dans le détroit d’Ormuz font craindre une perturbation prolongée de l’approvisionnement énergétique mondial.
Les cours du pétrole ont dépassé lundi 20 juillet la barre des 90 dollars le baril pour la première fois depuis plus d’un mois, portés par l’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran. Le Brent de la mer du Nord a grimpé jusqu’à 91 dollars avant de se stabiliser autour de 89 dollars, tandis que le West Texas Intermediate américain s’échangeait au-dessus de 84 dollars. Cette flambée fait suite à la neuvième nuit consécutive de frappes américaines contre des cibles militaires iraniennes – centres de commandement, défense aérienne, sites de lancement de missiles et de drones – et à l’annonce par les Gardiens de la révolution iraniens que deux pétroliers avaient « explosé et été immobilisés » après avoir tenté d’emprunter une route jugée dangereuse dans le détroit d’Ormuz. L’agence britannique de sécurité maritime (UKMTO) a par ailleurs signalé un navire en feu au large des côtes omanaises, sans en préciser la cause.
Selon le commandement central américain (Centcom), ces opérations visent à « réduire la capacité de l’Iran à attaquer les navires commerciaux et les marins civils transitant par le détroit d’Ormuz ». Le secrétaire d’État Marco Rubio a appelé les autres pays à « partager le fardeau » de la protection du trafic maritime mondial, tout en se disant ouvert à une solution diplomatique. De son côté, Téhéran, par la voix du porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, a confirmé que des échanges se poursuivaient via des médiateurs, sans toutefois renoncer à ses représailles. Les Gardiens de la révolution ont revendiqué des frappes contre des actifs militaires américains au Koweït, en Jordanie et en Syrie, et prévenu que « pas une seule goutte de pétrole » ne transiterait par Ormuz tant que ce qu’ils qualifient d’« agression » américaine se poursuivrait. Washington et Téhéran s’accusent mutuellement d’avoir violé l’accord de cessez-le-feu intérimaire signé en juin, désormais caduc.
Les conséquences sur les marchés énergétiques sont immédiates. D’après les données de LSEG, seuls quatre navires ont traversé le détroit dimanche, contre huit la veille, et le trafic pétrolier régional demeure fortement perturbé. Des analystes de Barclays estiment que les marchés « restent trop complaisants » face au risque de chute des stocks, lesquels se trouvent à leur plus bas niveau depuis cinq ans. La banque néerlandaise ING met en garde contre un possible retour à des « attaques à grande échelle dans tout le Golfe » si l’escalade n’est pas contenue. Au-delà du pétrole, la hausse des prix ravive les craintes d’inflation mondiale, pèse sur les marchés obligataires et accentue la volatilité boursière, déjà alimentée par les incertitudes sur le secteur technologique.
Le conflit, déclenché le 28 février par une offensive américano-israélienne contre l’Iran, a déjà fait au moins 17 morts parmi les militaires américains et, selon le ministère iranien de la Santé, 50 morts et plus de 500 blessés côté iranien au cours des dernières semaines. Les États-Unis ont renforcé leur dispositif militaire dans la région, tandis que les pays du Golfe, comme le Koweït – dont une usine de dessalement a été touchée – et Bahreïn, subissent des retombées directes. Les canaux diplomatiques restent officiellement ouverts, mais la dynamique actuelle des frappes et contre-frappes ne laisse entrevoir aucune désescalade à court terme.
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.20 | neutral |
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| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
| Presse africaine subsaharienne | 0.00 | neutral |
Indonesia and its neighbors watch with alarm as a widening conflict unfolds, with the US striking nonstop and Iran responding blow for blow.
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