
Inflation record en Iran, précarité énergétique en Italie : la crise du pouvoir d’achat s’étend
L’Iran affronte une inflation de 84 % et une population épuisée, tandis que l’Italie voit 86 % de ses citoyens angoissés par les coûts énergétiques, symptômes d’une fragilité économique mondiale aux racines géopolitiques.
En Iran, la situation économique atteint un seuil critique. Le taux d’inflation a franchi la barre des 84 %, un record qui pulvérise le pouvoir d’achat des ménages et désorganise les chaînes de production. Selon des données officielles relayées par la presse iranienne, 60 % de la population déclare ne plus pouvoir supporter de nouvelles pressions économiques et ne nourrit aucun espoir d’amélioration. Cette détresse se traduit par une hausse préoccupante des crimes violents, alimentée par le chômage, la flambée des prix des denrées de base et l’extension des zones de marginalité urbaine.
À des milliers de kilomètres, l’Italie offre un miroir européen de cette fragilité. Une enquête Ipsos Doxa réalisée pour la Fondation Banco dell’energia révèle que 86 % des Italiens sont inquiets de l’impact des coûts de l’énergie sur leur budget, et la moitié craint de ne pouvoir faire face à des dépenses imprévues. L’appréhension est directement corrélée aux tensions géopolitiques : 86 % des personnes interrogées redoutent que les conflits internationaux ne fassent grimper leurs factures de gaz et d’électricité, un chiffre en forte hausse par rapport aux enquêtes précédentes.
Ces deux photographies, l’une au Moyen-Orient, l’autre en Europe méridionale, illustrent une même dynamique : l’érosion du contrat social sous l’effet de chocs exogènes. En Iran, les sanctions internationales et l’isolement financier aggravent une inflation structurelle que les autorités tentent de juguler par une révision de la politique monétaire. La Banque centrale iranienne annonce ainsi un tournant vers plus de discipline, avec un contrôle renforcé de la liquidité et une réforme du système bancaire, tout en affirmant vouloir rompre avec le rôle de « tirelire du gouvernement ». En Italie, la dépendance aux importations énergétiques expose les ménages aux soubresauts des marchés mondiaux, dans un contexte où la guerre en Ukraine a redessiné les équilibres d’approvisionnement.
La convergence de ces signaux faibles dessine les contours d’une économie mondiale où la précarité énergétique et l’inflation deviennent des vecteurs de déstabilisation politique. Si les réponses divergent – réformes structurelles à Téhéran, boucliers tarifaires et diversification des sources à Rome –, la capacité des États à amortir les chocs semble s’amenuiser. Dans les deux cas, la confiance des citoyens s’effrite, et avec elle, la résilience des sociétés face aux crises à venir.
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En Italie, 86 % des citoyens s'inquiètent de la hausse des coûts de l'énergie et la moitié craint de ne pas pouvoir faire face à des dépenses imprévues, signe d'une fragilité économique aggravée par les tensions géopolitiques mondiales. En Iran, un responsable affirme que 60 % de la population ne supporte plus la pression économique, mais des sources indépendantes mettent en doute la fiabilité de ces chiffres officiels.
L'inflation en Iran a dépassé 84 %, un niveau record qui étrangle les ménages et la production, mais la Banque centrale a lancé une réforme des taux d'intérêt bancaires et promet une discipline monétaire, en niant être la tirelire du gouvernement. Les autorités présentent cela comme un tournant pour affronter la crise profonde et protéger l'épargne des citoyens.
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