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Politiquemardi 16 juin 2026

Haïti sous les gangs, l’ONU en campagne : la réforme comme horizon

Alors qu’António Guterres se rend en Haïti pour témoigner de la violence qui a fait 2 300 morts depuis janvier, la course à sa succession s’accélère avec la candidature de l’Équatorienne María Fernanda Espinosa.

La visite de solidarité qu’effectue ce mardi le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, en Haïti illustre crûment l’impuissance apparente de l’organisation face à la spirale de violence qui déchire le pays le plus pauvre des Amériques. Selon le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, les bandes criminelles y ont fait au moins 2 300 morts, 1 100 blessés et 99 kidnappés depuis le début de l’année. Plus d’un million et demi d’habitants ont été déplacés, tandis que cinq millions de personnes souffrent d’une insécurité alimentaire aiguë. Le Conseil de sécurité a bien autorisé, en septembre dernier, le déploiement d’une force multinationale pour appuyer la police haïtienne, mais les résultats tardent, et la présence de Guterres sur place entend rappeler que la communauté internationale ne peut se détourner d’une crise qui conjugue effondrement sécuritaire, humanitaire et institutionnel.

Cette tragédie haïtienne met en lumière la crise de crédibilité plus large que traverse le multilatéralisme onusien, un constat partagé aussi bien dans les capitales européennes que dans les opinions publiques du Sud global. María Fernanda Espinosa, candidate à la succession de Guterres, l’a reconnu sans détour lors de son audition devant l’Assemblée générale, le 15 juin : « L’ONU doit reconstruire sa crédibilité », a-t-elle affirmé, tout en se disant « optimiste » malgré les difficultés. L’ancienne présidente de l’Assemblée générale, également ex-ministre des Affaires étrangères et de la Défense de l’Équateur, estime que l’organisation reste indispensable mais qu’elle doit être « réduite de manière responsable » – une formule qui résonne avec les appels à une gestion plus sobre et plus efficace, souvent portés par les contributeurs financiers occidentaux.

La course à la direction de l’ONU, dont le nouveau titulaire prendra ses fonctions le 1er janvier 2027, a en réalité débuté bien plus tôt que ne le suggèrent les calendriers officiels. María Fernanda Espinosa, nommée par Antigua-et-Barbuda, est la cinquième candidate à se soumettre au dialogue interactif instauré pour plus de transparence. Elle rejoint une liste d’au moins six prétendants où figurent notamment l’Argentin Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, et la Chilienne Michelle Bachelet, ancienne présidente à deux reprises et ex-Haute-Commissaire aux droits de l’homme. La prédominance de profils latino-américains dans cette première phase reflète une volonté de la région de peser après le mandat du Portugais Guterres, mais le choix final dépendra avant tout des tractations au sein du Conseil de sécurité, où les cinq membres permanents devront dégager un consensus souvent laborieux.

Dans sa déclaration de vision, Espinosa a mis l’accent sur les trois piliers fondateurs – paix et sécurité, droits humains, développement – et promis de poursuivre les réformes internes. La presse indonésienne a souligné l’attention portée à son expérience gouvernementale et à sa connaissance des rouages onusiens, tandis que les médias du Moyen-Orient rappellent que la bataille pour la succession pourrait s’enliser si les divergences entre grandes puissances persistent. Le prochain secrétaire général héritera d’une planète fracturée, où les urgences humanitaires comme celle d’Haïti cohabitent avec des rivalités géopolitiques qui paralysent le Conseil de sécurité. La capacité à réformer l’institution sans la vider de sa substance sera l’épreuve majeure du mandat à venir, et les auditions en cours offrent un premier aperçu des équilibres que le successeur de Guterres devra incarner.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Haïti est pris dans une spirale de violence des gangs qui a fait plus de 2 300 morts depuis le début de l'année, selon les chiffres de l'ONU. Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme a tiré la sonnette d'alarme, tandis que le Secrétaire général Guterres se rend dans le pays pour exprimer sa solidarité avec les victimes de cette crise sans répit.

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L'Assemblée générale des Nations Unies a tenu son cinquième dialogue interactif avec une candidate au poste de Secrétaire général. Maria Fernanda Espinosa, ancienne présidente de l'AGNU et ex-ministre équatorienne, a présenté sa vision et répondu aux questions des États membres et de la société civile.

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mardi 16 juin 2026

Haïti sous les gangs, l’ONU en campagne : la réforme comme horizon

Alors qu’António Guterres se rend en Haïti pour témoigner de la violence qui a fait 2 300 morts depuis janvier, la course à sa succession s’accélère avec la candidature de l’Équatorienne María Fernanda Espinosa.

La visite de solidarité qu’effectue ce mardi le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, en Haïti illustre crûment l’impuissance apparente de l’organisation face à la spirale de violence qui déchire le pays le plus pauvre des Amériques. Selon le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, les bandes criminelles y ont fait au moins 2 300 morts, 1 100 blessés et 99 kidnappés depuis le début de l’année. Plus d’un million et demi d’habitants ont été déplacés, tandis que cinq millions de personnes souffrent d’une insécurité alimentaire aiguë. Le Conseil de sécurité a bien autorisé, en septembre dernier, le déploiement d’une force multinationale pour appuyer la police haïtienne, mais les résultats tardent, et la présence de Guterres sur place entend rappeler que la communauté internationale ne peut se détourner d’une crise qui conjugue effondrement sécuritaire, humanitaire et institutionnel.

Cette tragédie haïtienne met en lumière la crise de crédibilité plus large que traverse le multilatéralisme onusien, un constat partagé aussi bien dans les capitales européennes que dans les opinions publiques du Sud global. María Fernanda Espinosa, candidate à la succession de Guterres, l’a reconnu sans détour lors de son audition devant l’Assemblée générale, le 15 juin : « L’ONU doit reconstruire sa crédibilité », a-t-elle affirmé, tout en se disant « optimiste » malgré les difficultés. L’ancienne présidente de l’Assemblée générale, également ex-ministre des Affaires étrangères et de la Défense de l’Équateur, estime que l’organisation reste indispensable mais qu’elle doit être « réduite de manière responsable » – une formule qui résonne avec les appels à une gestion plus sobre et plus efficace, souvent portés par les contributeurs financiers occidentaux.

La course à la direction de l’ONU, dont le nouveau titulaire prendra ses fonctions le 1er janvier 2027, a en réalité débuté bien plus tôt que ne le suggèrent les calendriers officiels. María Fernanda Espinosa, nommée par Antigua-et-Barbuda, est la cinquième candidate à se soumettre au dialogue interactif instauré pour plus de transparence. Elle rejoint une liste d’au moins six prétendants où figurent notamment l’Argentin Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, et la Chilienne Michelle Bachelet, ancienne présidente à deux reprises et ex-Haute-Commissaire aux droits de l’homme. La prédominance de profils latino-américains dans cette première phase reflète une volonté de la région de peser après le mandat du Portugais Guterres, mais le choix final dépendra avant tout des tractations au sein du Conseil de sécurité, où les cinq membres permanents devront dégager un consensus souvent laborieux.

Dans sa déclaration de vision, Espinosa a mis l’accent sur les trois piliers fondateurs – paix et sécurité, droits humains, développement – et promis de poursuivre les réformes internes. La presse indonésienne a souligné l’attention portée à son expérience gouvernementale et à sa connaissance des rouages onusiens, tandis que les médias du Moyen-Orient rappellent que la bataille pour la succession pourrait s’enliser si les divergences entre grandes puissances persistent. Le prochain secrétaire général héritera d’une planète fracturée, où les urgences humanitaires comme celle d’Haïti cohabitent avec des rivalités géopolitiques qui paralysent le Conseil de sécurité. La capacité à réformer l’institution sans la vider de sa substance sera l’épreuve majeure du mandat à venir, et les auditions en cours offrent un premier aperçu des équilibres que le successeur de Guterres devra incarner.

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Haïti est pris dans une spirale de violence des gangs qui a fait plus de 2 300 morts depuis le début de l'année, selon les chiffres de l'ONU. Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme a tiré la sonnette d'alarme, tandis que le Secrétaire général Guterres se rend dans le pays pour exprimer sa solidarité avec les victimes de cette crise sans répit.

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L'Assemblée générale des Nations Unies a tenu son cinquième dialogue interactif avec une candidate au poste de Secrétaire général. Maria Fernanda Espinosa, ancienne présidente de l'AGNU et ex-ministre équatorienne, a présenté sa vision et répondu aux questions des États membres et de la société civile.

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