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Géopolitique et Politiquemardi 23 juin 2026

Détroit d’Ormuz : l’ONU lance l’évacuation de 11 000 marins, Téhéran et Washington s’opposent sur le contrôle du passage

L’Organisation maritime internationale coordonne une opération humanitaire avec l’Iran, Oman et les États-Unis, alors que les négociations sur la gouvernance du détroit révèlent des fractures persistantes.

L’Organisation maritime internationale (OMI), agence onusienne, a annoncé mardi le début de l’évacuation de plus de 11 000 marins bloqués dans le détroit d’Ormuz et le golfe Persique à la suite de la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Selon le secrétaire général Arsenio Dominguez, l’opération, qualifiée de « vaste », est menée en coopération étroite avec Téhéran, Mascate, l’ensemble des autres États riverains, Washington et l’industrie maritime, après vérification des conditions de navigation sécurisée et obtention de garanties. Deux couloirs maritimes temporaires ont été établis par Oman en coordination avec l’OMI, et les navires sont contactés individuellement pour recevoir des instructions.

Du côté iranien et omanais, une déclaration conjointe insiste sur le respect intégral de la souveraineté et des droits des deux États côtiers dans tous les arrangements relatifs au détroit. Les deux capitales ont convenu de poursuivre leurs discussions via un comité mixte des ministères des Affaires étrangères, chargé de définir la future administration de la navigation, les services associés et leur tarification, conformément aux normes internationales. Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a toutefois affirmé que la situation du détroit « ne reviendra pas à ce qu’elle était avant la guerre » et que le passage maritime restera sous gestion et supervision iraniennes, une position qui, selon des analystes régionaux, traduit la volonté de Téhéran de capitaliser sur le conflit pour renforcer son contrôle.

À Washington, le secrétaire d’État Marco Rubio a réaffirmé que le détroit d’Ormuz est une « voie navigable internationale » et qu’aucun État n’a le droit d’imposer des taxes ou des droits de passage. Le président Donald Trump a, pour sa part, salué le transit record de 19 millions de barils de pétrole en une seule journée, qualifié de « jaillissement pétrolier ». Ces déclarations interviennent après la signature, la semaine dernière, d’un mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran qui a permis la réouverture du détroit et la conclusion d’un accord de paix, mettant fin à des semaines d’attaques contre la navigation civile que l’OMI a qualifiées d’« inacceptables ».

Les données de suivi maritime confirment une reprise progressive du trafic. La plateforme Kepler a enregistré lundi le passage d’au moins 36 navires de charge, un record depuis le début des hostilités, tandis que la société AXS Marine en a comptabilisé 42 le même jour. Ces chiffres restent toutefois très inférieurs à la moyenne de 120 navires quotidiens en temps de paix, soit environ un tiers du niveau habituel pour ce goulet par lequel transite près de 20 % des exportations mondiales d’énergie. La fermeture du détroit par l’Iran, fin février, après des frappes américaines et israéliennes, avait provoqué une flambée des cours du pétrole et perturbé les approvisionnements en engrais et autres biens essentiels.

L’évacuation des équipages, dont certains étaient bloqués depuis des mois à bord de quelque 500 à 600 navires, constitue une avancée humanitaire immédiate. L’OMI publiera un rapport quotidien sur le nombre de bâtiments quittant la zone en sécurité. En parallèle, le comité mixte irano-omanais doit engager des pourparlers sur l’administration future de la navigation, les services et les coûts, dans un contexte où la divergence entre la vision iranienne d’un contrôle souverain et la position américaine d’une liberté de transit sans entraves laisse entrevoir une négociation géopolitique de longue haleine.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Presse iranienne et apparentéePresse atlantique / anglosphère
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PragmatismeDétachement

Les Nations Unies ont annoncé le début de l'évacuation de plus de 11 000 marins bloqués dans le détroit d'Ormuz. L'opération est menée en étroite coordination avec l'Iran, Oman, tous les autres États côtiers, les États-Unis et l'industrie maritime, après l'obtention des garanties de sécurité nécessaires et la vérification des conditions de navigation sûre. L'initiative reflète un effort multilatéral pragmatique pour résoudre un goulet d'étranglement maritime.

Presse atlantique / anglosphère/ Sécurité
IndignationPragmatisme

L'organisme maritime de l'ONU a commencé l'évacuation de plus de 11 000 marins bloqués dans le golfe Persique à la suite de la guerre entre les États-Unis et le régime iranien. L'opération de grande envergure, coordonnée avec Téhéran, Mascate et d'autres États côtiers, a été lancée après vérification des garanties de sécurité. L'évacuation souligne le coût humanitaire du conflit et la nécessité de rétablir un passage sûr dans une voie navigable vitale.

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mardi 23 juin 2026

Détroit d’Ormuz : l’ONU lance l’évacuation de 11 000 marins, Téhéran et Washington s’opposent sur le contrôle du passage

L’Organisation maritime internationale coordonne une opération humanitaire avec l’Iran, Oman et les États-Unis, alors que les négociations sur la gouvernance du détroit révèlent des fractures persistantes.

L’Organisation maritime internationale (OMI), agence onusienne, a annoncé mardi le début de l’évacuation de plus de 11 000 marins bloqués dans le détroit d’Ormuz et le golfe Persique à la suite de la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Selon le secrétaire général Arsenio Dominguez, l’opération, qualifiée de « vaste », est menée en coopération étroite avec Téhéran, Mascate, l’ensemble des autres États riverains, Washington et l’industrie maritime, après vérification des conditions de navigation sécurisée et obtention de garanties. Deux couloirs maritimes temporaires ont été établis par Oman en coordination avec l’OMI, et les navires sont contactés individuellement pour recevoir des instructions.

Du côté iranien et omanais, une déclaration conjointe insiste sur le respect intégral de la souveraineté et des droits des deux États côtiers dans tous les arrangements relatifs au détroit. Les deux capitales ont convenu de poursuivre leurs discussions via un comité mixte des ministères des Affaires étrangères, chargé de définir la future administration de la navigation, les services associés et leur tarification, conformément aux normes internationales. Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a toutefois affirmé que la situation du détroit « ne reviendra pas à ce qu’elle était avant la guerre » et que le passage maritime restera sous gestion et supervision iraniennes, une position qui, selon des analystes régionaux, traduit la volonté de Téhéran de capitaliser sur le conflit pour renforcer son contrôle.

À Washington, le secrétaire d’État Marco Rubio a réaffirmé que le détroit d’Ormuz est une « voie navigable internationale » et qu’aucun État n’a le droit d’imposer des taxes ou des droits de passage. Le président Donald Trump a, pour sa part, salué le transit record de 19 millions de barils de pétrole en une seule journée, qualifié de « jaillissement pétrolier ». Ces déclarations interviennent après la signature, la semaine dernière, d’un mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran qui a permis la réouverture du détroit et la conclusion d’un accord de paix, mettant fin à des semaines d’attaques contre la navigation civile que l’OMI a qualifiées d’« inacceptables ».

Les données de suivi maritime confirment une reprise progressive du trafic. La plateforme Kepler a enregistré lundi le passage d’au moins 36 navires de charge, un record depuis le début des hostilités, tandis que la société AXS Marine en a comptabilisé 42 le même jour. Ces chiffres restent toutefois très inférieurs à la moyenne de 120 navires quotidiens en temps de paix, soit environ un tiers du niveau habituel pour ce goulet par lequel transite près de 20 % des exportations mondiales d’énergie. La fermeture du détroit par l’Iran, fin février, après des frappes américaines et israéliennes, avait provoqué une flambée des cours du pétrole et perturbé les approvisionnements en engrais et autres biens essentiels.

L’évacuation des équipages, dont certains étaient bloqués depuis des mois à bord de quelque 500 à 600 navires, constitue une avancée humanitaire immédiate. L’OMI publiera un rapport quotidien sur le nombre de bâtiments quittant la zone en sécurité. En parallèle, le comité mixte irano-omanais doit engager des pourparlers sur l’administration future de la navigation, les services et les coûts, dans un contexte où la divergence entre la vision iranienne d’un contrôle souverain et la position américaine d’une liberté de transit sans entraves laisse entrevoir une négociation géopolitique de longue haleine.

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Les Nations Unies ont annoncé le début de l'évacuation de plus de 11 000 marins bloqués dans le détroit d'Ormuz. L'opération est menée en étroite coordination avec l'Iran, Oman, tous les autres États côtiers, les États-Unis et l'industrie maritime, après l'obtention des garanties de sécurité nécessaires et la vérification des conditions de navigation sûre. L'initiative reflète un effort multilatéral pragmatique pour résoudre un goulet d'étranglement maritime.

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L'organisme maritime de l'ONU a commencé l'évacuation de plus de 11 000 marins bloqués dans le golfe Persique à la suite de la guerre entre les États-Unis et le régime iranien. L'opération de grande envergure, coordonnée avec Téhéran, Mascate et d'autres États côtiers, a été lancée après vérification des garanties de sécurité. L'évacuation souligne le coût humanitaire du conflit et la nécessité de rétablir un passage sûr dans une voie navigable vitale.

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