
L’Allemagne terrasse Curaçao 7-1, mais le rêve caribéen s’invite dans l’histoire
La Mannschaft a écrasé le petit royaume insulaire pour son entrée en lice, mais le but historique de Livano Comenencia a offert à Curaçao un moment d’éternité.
Le scénario semblait écrit d’avance. Dimanche 14 juin à Houston, pour son premier match dans le groupe E du Mondial 2026, l’Allemagne a infligé une correction (7-1) au modeste Curaçao, 82e au classement FIFA et plus petit État jamais qualifié pour une Coupe du monde. Pourtant, au milieu du déluge offensif allemand, les larmes de joie des supporteurs curaciens ont rappelé que le football ne se réduit pas à un rapport de puissance. À la 21e minute, le défenseur Livano Comenencia, formé à la Juventus, a propulsé du gauche le premier but de sa nation dans la compétition, déclenchant des scènes de liesse qui ont éclipsé, l’espace d’un instant, la froide logique du score.
La presse européenne, de Rome à Berlin, a salué la rédemption d’une Mannschaft humiliée lors des deux dernières éditions. Julian Nagelsmann, qui a aligné un quatuor offensif emmené par Kai Havertz, auteur d’un doublé, et le virevoltant Jamal Musiala, a vu son équipe frapper vite par Felix Nmecha (6e) avant de se faire surprendre. Mais le réveil fut impitoyable : Nico Schlotterbeck de la tête, Havertz sur penalty avant la pause, puis quatre nouveaux buts en seconde période ont transformé le match en démonstration. « C’est le genre de performance qui pose un marqueur », a analysé un commentateur britannique, évoquant le spectre du 7-1 infligé au Brésil en 2014.
À l’inverse, les médias latino-américains et caribéens ont célébré l’héroïsme des « Blue Family ». La télévision curacienne a diffusé en boucle l’égalisation de Comenencia, symbole de la résistance d’une île de 150 000 habitants face à un géant économique et sportif. Ce but, le premier d’une sélection de la CONCACAF lors de ce tournoi, a été perçu comme une victoire pour la diversité du football mondial, à l’heure où la FIFA élargit la compétition à 48 équipes. « Ce moment justifie à lui seul la réforme », a osé un éditorialiste nord-américain.
Pour l’Afrique, ce résultat est un avertissement. Le prochain adversaire de l’Allemagne, la Côte d’Ivoire, sait désormais que la Mannschaft, malgré quelques trous d’air défensifs, reste une machine à broyer les espoirs. Quant à Curaçao, qui affrontera l’Équateur, il aura au moins gagné le droit de rêver. Comme l’a rappelé un chroniqueur néerlandais, la véritable victoire était déjà là : « Pour la première fois, l’hymne curacien a retenti sur la scène mondiale. » Et cela, aucun 7-1 ne pourra l’effacer.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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L'Allemagne a répété le score fameux de 7-1, cette fois contre le débutant Curaçao, ravivant le souvenir de la demi-finale contre le Brésil. Malgré la domination allemande, le premier but de Curaçao en Coupe du monde a été un moment de fierté, et l'entraîneur reste optimiste. La presse latino-américaine observe avec un mélange d'admiration pour l'Allemagne et de sympathie paternaliste pour le petit poucet, teinté d'ironie devant l'écho historique.
Malgré la lourde défaite, l'accent est mis sur la résilience et la fierté de Curaçao. L'entraîneur Dick Advocaat a déclaré que l'équipe ne devait pas avoir honte et pouvait encore créer des surprises. Les médias d'Asie du Sud-Est minimisent le score, célébrant les débuts historiques et l'esprit combatif.
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