
Antarctique en surchauffe : glace manquante et températures records alertent les scientifiques
Des températures anormalement élevées et une absence de glace de mer en hiver signalent des changements irréversibles aux pôles.
L'Antarctique vit un épisode climatique sans précédent. Alors que l'hiver austral bat son plein, la péninsule Antarctique a enregistré le 8 juin une température de 15,4 °C, pulvérisant le précédent record de 13,3 °C établi en 1998. Selon les relevés de la station argentine Esperanza, le thermomètre est resté au-dessus de zéro pendant trois semaines consécutives, provoquant une fonte accélérée des glaces. Ce phénomène, qualifié d'anomalie par les climatologues argentins, s'inscrit dans une tendance plus large de réchauffement de la région, où les températures hivernales devraient normalement osciller autour de -20 °C.
Parallèlement, des images satellite révèlent qu'une zone de glace de mer grande comme la France n'a pas réussi à se former dans la mer de Bellingshausen, à l'ouest de l'Antarctique. Les scientifiques australiens qui suivent cette région s'inquiètent de la persistance de ce déficit, qui pourrait ne jamais se combler. Cette absence de glace hivernale, jamais observée à cette échelle, est attribuée au réchauffement des eaux océaniques, lui-même lié au changement climatique d'origine humaine. Les conséquences écologiques pourraient être majeures, affectant la faune marine et accélérant l'élévation du niveau de la mer.
Dans l'Atlantique Nord, une autre anomalie intrigue les chercheurs : une « tache froide » au sud-est du Groenland, où les températures de surface ont baissé de près de 1 °C depuis 150 ans, à contre-courant du réchauffement global. Une étude récente suggère que le réchauffement rapide de l'Arctique aurait déplacé les courants marins vers le nord, créant cette zone de refroidissement. Ce phénomène, surnommé « trou de réchauffement », illustre la complexité des interactions climatiques et rappelle que les effets du changement global ne sont pas uniformes.
À l'échelle planétaire, les indicateurs s'aggravent. Selon une mise à jour publiée dans Earth System Science Data, la température moyenne mondiale a atteint 1,37 °C au-dessus des niveaux préindustriels en 2025, frôlant la limite de 1,5 °C fixée par l'Accord de Paris. Les scientifiques prévoient que ce seuil sera franchi d'ici 2030. Par ailleurs, l'année 2025 a connu 65 jours de vagues de chaleur marines, un record directement attribué aux émissions de gaz à effet de serre. Ces données confirment que le réchauffement s'accélère, avec des conséquences déjà visibles aux pôles, où les records de température et la disparition de la glace de mer sonnent comme des avertissements pour le reste de la planète.
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Continental European press reports the Antarctic heat record with concerned but measured tones. It highlights the scientific data of 15.4°C recorded in June, during the austral winter, and the comparison with the previous record in 1998. The emphasis is on the Argentine station measuring above-zero temperatures for three consecutive weeks, a sign of a significant climate anomaly.
Latin American press links the Antarctic heat anomaly to a broader climate crisis, also citing marine heatwaves and the breach of the 1.5°C threshold. It gives space to local expert voices and solutions like urban green corridors. The tone is alarmed and urgent, focusing on immediate consequences for the region.
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